17 décembre 2000 Jaunes les nonnes, Charlie’s Angels, Aaargh, Brigitte Bop à Paris

Décollage de l’hôtel à midi, repas sur l’autoroute, comatage dans la bagnole, embouteillage dans Paris et arrivé au squatt pile à l’heure. Tout arrive. Jean-Mi nous fait visiter la cave : décor Mad Max 3 post punk, c’est cool. On se repose à droite à gauche, des potes commencent à arriver : on retrouve Droopy des Gasté, Florent et Zéric de Trauma Social, Obelix, Agnès, Jean-Jaques et Marie, ainsique pas mal de têtes parisiennes déjà vus dans les concerts. C’est dimanche et le punk a sorti sa plus belle panoplie, on se croitait à un défilé de mode. Niveau concert, c’est jaunes Les Nonnes qui commence : ils sont déguisés et font pas mal de bruit, le font très vite et les paroles sont assez marrantes. On pense évidemment aux Ludwig, mais avec une batterie. Ensuite, on a raté Charlie’s Angels parce qu’on était en train de manger. On a vu un peu de Aaargh; ils portent bien leur nom : c’est bruyant et ça va vite et on a l’impression que les paroles c’est tout le temps aaaaargh. On a donc joué en dernier et il y avait pas mal de monde encore. Gob 1er roi des punks a fait pratiquement tout le concert au milieu du pogo, on a dédié le concert à Camille, une demoiselle qui à fait l’entremetteuse pour qu’on joue au squatt et à François le
lillois. Le concert a été filmé, j’espère qu’on pourra récupérer la K7 et vous en faire profiter. Le concert était bien jusqu’à ce qu’un gros con se mette à jouer du nunchak et à vouloir pêter la gueule à tout le monde et notamment à Gob qui ne voulait pas lui prêter son micro pour qu’il imite le chanteur de Aaargh. On a fait une petite pause pour que le gros bébé se calme et on s’est achevé avec des reprises : LSD, Oberkampf, B Bop a lula. On est ensuite parti assez vite car Agnès qui nous a ramené avait garé la voiture Porte d’Orléans. On s’est donc fait un coup de métro et de Nationale 20 sous la pluie et on est rentré chez nous. Rendez-vous l’année prochaine, le siècle prochain, le millénaire prochain pour de nouvelles aventures.

Extrait du site Brigitte Bop

16 décembre 2000 Phase Terminale, Malaka, Brigitte Bop à Billy-Montigny

Après avoir attendu que tout le monde soit réveillé, pris un petit café et ranger le matos, on s’est séparé de nos compères du Nord pour suivre notre propre chemin sur la longue route du Rock n’ Roll, direction la Hollande pour faire un peu de tourisme culturel quand soudain, au détour d’une rue liégoise, une apparition, le clou du voyage : une énorme Lincoln blanche de 6 mètres de long nous passe devant et se glisse le long du trottoir. Il en sort une blondasse et … Jean Lefevre, le Pithiviers de notre enfance devenu nain poivrot qui tient à peine debout. Cette ville est un conte de fée, mais c’est vraiment trop moche, on se casse de là. Arrivé à Maastricht, l’excitation de certains membres du groupe est à son comble, on se gare donc rapidement pour aller manger un morceau et aller prendre un café dans un de leur fameux magasin de café. Une fois cette formalité accomplie, nos amis regrettent d’avoir dit NON à Maastrcicht il y a quelques années et promettent que la prochaine fois, il viendront voter directement sur place car l’endroit leur plaît de plus en plus. On reprend quand même la route car ce soir nous devons faire du rock à Billy (ha ha) ce qui ne fait apparemment pas rire la voiture qui nous fait des frayeurs et nous impose des pauses inopinées (genre juste à la frontière, si vous voyez ce que je veux dire …). On finit quand même par arriver à bon port : un petit bar bourgeois en plein centre ville avec autant de videurs qu’à Auchan et une petit cave toute blanche. Dès les 1ers accords de la balance des Malaka, la grosse patronne blonde descend en hurlant, ça promet pour la suite de la soirée. Pour notre part, on demande à David qui organise le concert de nous montrer l’hôtel pour qu’on aille se poser un peu. Gob est aux anges : il y a TPS dans les chambres, il va pouvoir voir le match de foot. on comate donc jusqu’à 22 heures et on repart à Billy-Montigny. On arrive juste à temps pour voir Malaka. C’est punk, ça dégage et ils ont un bon contact avec leur public : le chanteur a chopé à la gorge et viré un petit tondu qui était bourré et qui jouait son skin méchant. Bonne ambiance du Nord. Quand ça a été notre tour, on a eu droit seulement à 20 minutes parce qu’il était déjà tard, et on a fait les 5 premières devant 6-7 rasés, cirés et bretellés genre je rigole juste quand je me prends un coup de batte dans la gueule en faisant oï oï. Le reste du public est descendu au fur et à mesure et il a fallu arrêter. On a ensuite bu des bières avec les gars des Perfusés, des WAQ et des Malaka et on a fini chez la mère à Cram, le gratteux des Malaka à écouter le folklore local : des chants Chti qui parle de cul braillés comme des veaux par des punks. On a bien rigolé. On a aussi été obligé de répondre au moins 30 fois à la question : « vous avez été bien accueilli ? » . Evidemment, la réponse était toujours OUI.

Extrait du site Brigitte Bop

15 décembre 2000 Disgrace, Toxic Waste, Brigitte Bop à Liège « la Zone »

Réveil gobien et canin, petit déj’, re-discussion de salon et re-matage de vidéo, cassage de pomme de douche par Yann-Hulk, bref on peine tous à émerger et ça glandouille sévère. On réussi quand même à manger une bonne platrée de nouille avec d’autres TW arrivés entre temps alors que David et Gob sont allés visiter un peu Lille. On finit par décoller direction Lilles chez Matthieu qui nous appelle toutes les 1/2 heure pour nous rapeller qu’on est en retard, puis en route vers Liège. Il y a du monde sur l’autoroute et Yann peine à suivre le camion des TW. Heureusement, on a emmené leur batteur et leur gratteux dans notre bagnole. Ils ne connaissent pas la route mais ils nous racontent plein de blagues. On finit par perdre le camion à l’arrivée sur Liège après une pause-pipi obligatoire, mais ça ne nous empêche pas d’arriver à la Zone 5 minutes avant notre guide, qui est aller se paumer en centre-ville. Après le déchargement du matos et l’arrivée des Disgrace, ça discute et glandouille dans tous les sens. Les conneries de punk rockers habituelles : blagues sur les belges (Marcor Dutrou …), sur la bouffe végétarienne et autres histoires d’anciens combattants, le tout arrosé de canettes de Blonde locale. On a aussi droit à un show poolvoerdien des 4 belges qui ont fait joué les Dare Dare Devil la semaine dernière, dans la même salle (on retrouvé leur petit message dans les chiottes et on leur a répondu. Qu’est-ce qu’ils sont marrants ces orléanais). Une fois de plus, c’est Disgrace qui attaque. Le public est plus calme (et aussi moins nombreux) que la veille mais leur set a autant la pêche. A mon avis, Disgrace est un des meilleurs groupe punk-rock français actuellement, malheureusement, ils sont encore plus feignants que nous et ne jouent pas très souvent. Mais ça semble leur convenir, donc c’est cool. Ils finissent leur concert avec Couleur sur Paris et c’est beau. Les TW ont gagné le droit de jouer en 2ème et pour la peine, ils ont pas mal de problèmes et profitent que leur chanteur court partout après des cordes pour nous balancer des reprises des Perfusés et des Bérus. Dans les mêmes circonstances, Disgrace venait de joué Sex and violence et nous on a fait Pas de voyou dans mon bar. A part ça, il faut avouer qu’on a pas vu grand chose du set des TW car on était occupé à discuter avec l’autochtone. Finalement, c’est notre tour. On monte donc sur la petite scène et là, un punk magnifiquement habillé (on aurait dit Chester le fourbe) s’approche de Bastos, lui tend un badge des Clash et lui dit : « Tiens, c’est pour toi », sous le regard abruti des 4 autres. L’instant est aussi beau que surréaliste. Bastos descend et va embrassé le punk et on peut y aller. Le concert se déroule comme d’habitude : Cassage de corde de basse au moment de notre nouveau morceau reggae-punk, cassage de corde de guitare, ampli gratte qui déconne. On se finit une fois de plus avec quelques reprises qui on un peu trop plu à François, un pote lillois des TW qui a glissé dans le pogo et s’est pété la jambe (double fracture ouverte, tout seul, comme un grand). Il a été emmené à l’hosto et il en a été quitte pour une opération, un plâtre et un arrêt de travail. De notre côté, après quelques bières on est allé se coucher chez Moldi et sa copine dans leur salle de bain au grenier, non sans avoir bouffer le saucisson des Disgrace (qu’est-ce que vous allez imaginer ? Ils avaient juste prévu un peu de bouffe non-végétarienne et en ont fait profité les potes, c’est tout. Bande de dégueulasse !).

Extrait du site Brigitte Bop

14 décembre 2000 Disgrace, Brigitte Bop, Toxic Waste à Lille « Rockline »

Bon, soyons clair, après un certain nombre d’années de concert du samedi soir, on a enfin réussi à se faire 4 dates de suite, avec en plus de ça un concert en Belgique, donc pas en France et ça aussi c’est la 1ère fois. On était donc super fan de partir en concert un jeudi midi, mais ça ne nous pas empêché de partir avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu. c’est donc après une bonne recette de pâtes de tonton Charles qu’on s’entasse à 5 dans la caisse de Yann, les grattes dans le coffre et l’autoradio à fond, direction : Brigitte Bop First European Tour!!! Le voyage se déroule normalement : autoroutes, péages, bouchons à Paris, douanes sur l’aire d’autoroute et donc encore péages, perte du plan d’accès et du téléphone des TW. Finalement, On arrive quand même au Rockline où on rettrouve les Toxic Waste, quelques Disgrace et autres Perfusés et des vestiges de WAQ, groupe punk qui était venu sévir par chez nous il y a maintenant quelques années. Bref, toute l’intelligencia punk rock lilloise s’est donnée rendez-vous au Rockline, et ce n’est pas seulement pour « se saoûler la gueule » (NDLR : nous avons pu remarquer le nordiste ne dit jamais « on va boire un petit coup » mais toujours, « on va se saoûler la gueule », quel beau pays!!!). La salle de concert est une cave joliment décorée, le patron est sympa, il y a des pizzas et du rouge et les punks arrivent les uns aprés les autres. C’est Disgrace qui ouvre le bal et ça arrache tout de suite. Ils sont heureux d’être sur scène, ça se voit, et comme toujours dans ces cas, c’est communicatif. Les chansons sont en français et en anglais, il n’y a presque que des tubes, avec des refrains braillés accrocheurs. Le pogo démarre et Mickey le punk vient faire les choeurs. Une ambiance de concert punk comme on aimerait en voir plus souvent. C’est ensuite à nous. Il y a pas mal de monde et tout se passe bien jusqu’à ce que l’ampli basse décide de s’arrêter, tout simplement. Une fois de plus, on perd du temps (c’est pas la 1ère fois aujourd’hui, c’est pas grave) et finalement on reprend avec l’ampli des Disgrace. On envoie nos nouveaux morceaux, ça passe pas trop mal et on se termine classiquement : Rats + Clash. On laisse la place au TW. Ils sont chez eux et leur public apprécie le show à sa juste valeur. Ils jouent plein de morceaux et l’ambiance est chaude. On arrive même aux chansons paillardes chantés par Pierrick, le bassiste qui n’a plus d’ampli et dont ce sont les 2 derniers concerts avec TW. Après avoir rangé le matos et bu deux-trois dernières bières, on va se coucher chez Pierrick. Discussion de salon, matage de vidéos et dodo bien mérité.

Extrait du site Brigitte Bop

10 décembre 2000 Space Out Sound System, Sunday Ada, Dr Quintron, Guitar Fucker, Dim Mob, Dead Brother, Art Mode, A-Poetik, Whitman Mc Gowan, Steve Westfield, Reverend Beatman, Bob Log III à Poitiers « le Confort Moderne »

Le Cirque Electrique