– 08/12/77 – Johnny Thunders & Heartbreakers, Gasoline (Annulé), Henri Flesh & 1984

Affiche (Tai Luc)

+ Le Bataclan au 50, boulevard Voltaire à Paris (75011)

Voilà où j'étais le jeudi 8 décembre 1977. Alain Kahn & Gazoline ne jouaient plus en première partie et avaient été remplacés par Henri Flesh & 1984. J'ai appris beaucoup plus tard que Jerry Nolan ne participa pas à ce concert comme pousseur de baguettes et que le batteur supplétif ne fut pas un inconnu puisqu'il s'agissait de Terry Chimes! Pensée à Bruno Caruso qui a braillé dans le micro avant le rappel. Vive le Bataclan.

Tai Luc

[ Sur le front : Tai-Luc ]

– Stinky Toys « S/T »

LP (Polydor – 2393 174, Hollande) décembre 1977

[ Enregistré au studio Ferber  » du 1er au 10 septembre 1977 par Patrick Chevalot // Elli Medeiros (chant), Bruno Carone (guitare), Jacno (guitare), Albin Deriat (basse), Hervé Zénouda (batterie). ]

  • A01/ Plastic facesA02/ You close your eyesA03/ City lifeA04/ Jack the ripperA05/ Drive blues
  • B01/ Boozy creedB02/ More than meB03/ Lonely loversB04/ Sun sickB05/ Pépé gestapo

– 03/11/77 – Starshooter

STARSHOOTER Télex… STARSHOOTER Télex… Montpellier le 3/11/1977 – Autoroute A7 16h15 / 140 km/h éclatement pneu arrière gauche. tête à  queue + deux tonneaux, (20 mètres de glissières défoncées, 504 Peugeot morte. manager hospitalisé d’urgence, Phil hospitalité, blessure à  la tête. Mickey et Jello = une épaule + commotions diverses. Kent indemne… STARSHOOTER a quand même joué à  1 plombe du Mat’, public hystérique, Kent, dégâts = micro, 1 guitare + 1 cheville foulée… STARSHOOTER Télex… STARSHOOTER Télex…

Rock en Stock n°8

– « La boite Punk ! Ouvrez ou ça va sauter ! »

Coffret 16 EP (Barclay, promo) novembre 1977

  • 1-A Sex Pistols– Anarchy In The U.K
  • 1-B Sex Pistols– I Wanna Be Me
  • 2-A Motörhead– Motörhead
  • 2-B Motörhead– City Kids
  • 3-A Rocky Sharpe And The Razors– Drip Drop
  • 3-B Rocky Sharpe And The Razors– What’s Your Name
  • 4-A1 The Count Bishops– Route 66
  • 4-A2 The Count Bishops– I Aint Got You
  • 4-B1 The Count Bishops– Beautiful Delilah
  • 4-B2 The Count Bishops– Teenage Letter
  • 5-A Gazoline– Killer Man
  • 5-B Gazoline– Radio Flic
  • 6-A1 Radio Stars– No Russians In Russia
  • 6-A2 Radio Stars– Box 29
  • 6-B1 Radio Stars– Johnny Mekon
  • 6-B2 Radio Stars– Sorry I’m Tied Up
  • 7-A Radio Stars– Dirty Pictures
  • 7-B Radio Stars– Sail Away
  • 8-A Skrewdriver– AntiSocial
  • 8-B Skrewdriver– Breakdown
  • 9-A Skrewdriver– You’re So Dumb
  • 9-B Skrewdriver– Better Off Crazy
  • 10-A The Radiators From Space– Television Screen 10-B The Radiators From Space– Love Detective
  • 11-A The Gorillas– Gatecrasher
  • 11-B The Gorillas– Gorilla Got Me
  • 12-A The Gorillas– She’s My Gal
  • 12-B The Gorillas– Why Wait Til Tomorrow
  • 13-A Johnny Moped– No One
  • 13-B Johnny Moped– Incendiary Device
  • 14-A The 101’ers– Keys To Your Heart
  • 14-B The 101’ers– 5 Star Rock ‘N’ Roll Petrol
  • 15-A The Rings (2)– I Wanna Be Free
  • 15-B The Rings (2)– Automobile
  • 16-A Lee Kristofferson– Dinner With Drac
  • 16-B Lee Kristofferson– Night Of The Werewolf

– « Rock en Stock n°7 »

Numérisé par Euthanasie.

  • Numéro : 7
  • Éditeur : Rock en Stock – 173, rue du Temple – 75003 Paris
  • Rédacteur en chef : Paul Putti
  • Type de document : texte imprimé
  • Date de publication : Novembre 1977
  • Importance : 84 pages.
  • Présentation : couverture couleur / imprimé. noir et blanc
  • Format : 20/26,5
  • Prix : 6 fr.
  • Au sommaire : Starshooter, Bijou, Trans Europe Express, Asphalt Jungle, Patrick Eudeline, Chronique : Cambouis, Stinky Toys, Little Bob Story, Shakin’Street

– « Festival de Mont- de-Marsan » et « Accélération punk »

Au Vidéostore rue des Grands Augustins à Paris (75)

PUNKS A SAINT-MICHEL En feuilletant un journal de cinéma, je tombe en arrêt devant un titre "Festival de Mont-de-Marsan. Eh oui ! ce cher festival punk des 5 et 6 août dernier. Il n'aura pas fait couler beaucoup d'encre, mais il aura fait gicler des photons vers la caméra de Jean-François Roux dont le film passe en ce moment au vidéostore avec "Accélération Punk".
Le festival tout d'abord. Il est projeté en noir et blanc dans cette petite cave sympa du vidéostore.
On voit et revoit Clash avec beaucoup de plaisir. Siménon avec ses mimiques de pantin déglingué et son tee-shirt "Everybody's prostitute", Strummer avec sa voix et sa gueule plus que convaincantes, Jones effacé mais tellement indispensable sont réellement géniaux et on ne peut rester assis en écoutant le cœur Clash gueulant : A'm so bo-ored with the U.S.A.! Quelle pêche ils tiennent ! Puis vient Shine (de Shakim Street) dont la poitrine et les cuisses fuselées sont largement mises en valeur par la caméra, ainsi que l'incitation au viol que tout punk normalement constitué n'a pas pu ne pas ressentir durant son set.
Sans coupure, bondit le fauve chanteur d'Eddie and the Rods. Ancien gymnaste, il sait le montrer en effectuant une roue et autres contorsions impossibles. il tient sa musique dans son corps et l'en fait exploser à toute vitesse.
Surgit Lee Brilleaux (Dr Feelgoodl complétement raide, se roulant par terre avec son harmonica et accompagnant peut-être plus encore que le chanteur blanc du groupe précédent sa musique avec les mouvements de son corps. Ce dernier était peut-être trop léger, trop aérien dans ses gestes, pour le rock n'roll. Super rythmique pour "Back in the night" Humm…
L'affiche annonçait "Hot cuts from Mont-de-Marsan". C'est réellement chaud, a n'en plus pouvoir supporter ces saloperies d'écran TV et de sièges pour invalides. Un seul regret: Bijou absent. Je me serais bien jeté un petit "C'est un animal" derrière la cravate. Film bien monté, peut-être plus "rock" c'est-à-dire plus déferlant que le festival lui-même.
Quelques vues en rab des arènes et de sa faune auraient été les bienvenues. Donc, si vous avez des copains néophytes en matière de punk-rock, entrainez-les au vidéostore, rue des Grands-Augustins.
Deuxième film: accélération punk. Alors la… Dur !
Le film n'était pas que musical, il débute par la prestation de Stinky Toys entrecoupée de vues d'Elli et de son copain dans les manèges d'une fête foraine. Absolument inintéressant.
Puis, toujours Stinky Toys et la voix désespérée d'Elli avec maintenant des images d'une orgie tout ce qu'il y a de plus punk. Lassant parce que le montage est dégueulasse (Stinky) et qu'on en a rien a foutre de leurs défonces.
Surgissent de ce cloaque, des photos superbes de Damned, déformés jusqu'à l'angoisse par des grand-angles avec des couleurs frappantes et des grimaces horribles sur des maquillages outranciers. Rien que pour ce court passage, chef-d’œuvre de subversion perverse, il faut aller voir Accélération Punk.
De nouveau des images de défonce dans un appartement puis Wayne County a Paris, travesti en femme, provocant jusqu'au dégout et hurlant "lf you want to fuck me, fuck me… fuck me… fuck me… fuck me… ». Encore des passages ennuyeux et fades, heureusement relevés par l'entrée dans la salle de quelques punks pintés. "Moi j'veux voir Sex Pistols et Damned et… et Clash… Moi y m'emmerde, j'comprends rien a l'anglais… Eh, fais gaffe… écrase pas mes lunettes… Whaaa…
"God save the queen". Eh oui, les têtes d'hallucinés de Rotten et des Sex Pistols viennent de se pointer sur l'écran. "God save the queen… No future, No future for ya… ! »
Tout ça mixé a des images du Jubilé et de S.M. Elisabeth a cheval devant les Horse Guards. Le contraste Jubilé Pistols est pour le moins anachronique.
Suit le concert donné sur la Tamise depuis une péniche par les Pistolets du Sexe devant les berges noires de Punks et les vedettes de la police britannique. Le film se termine sur les bagarres qui s'ensuivent, les flics ayant investi le bateau. On voit descendre Rotten et ses acolytes, l'air triste devant cette galère.
Johnny nous envoie un petit sourire au moment ou il se fait embarquer d'un air de dire "A la prochaine" Bye Bye.
Dommage qu'il y ait des répétitions de scènes trop fréquentes. Ah oui, c'est en couleurs. Ce court métrage réalisé sur les punks et par un punk (Robert Glassman) est… PUNK

Elli Zylherman at Sarah (Rock en Stock n°7)

– 24/10/77 – K’Rock Mort et Electric Callas

+ La Cigale à Lyon (69)

Organisation : Scorpio – Gratuit

Electric Callas On ne peut vraiment plus décemment ignorer le rock lyonnais : Ganafoul et Factory viennent de sortir des albums remarquables… Starshooter (pour virer sur le punk) fait beaucoup de bruit avec son simple dont la publicité n'a pas pu vous échapper ! Les punks de Mont-de-Marsan semblent avoir découvert avec intérêt Marie et ses Garçons… Par contre, la pluie à la fin du festival les a privés de voir Electric Callas. Callas a pourtant été le premier groupe lyonnais "pure punk" et on avait pu les voir dans leur formation originelle pour la première partie des Flamin' Groovies en novembre 76… Un an déjà ! Deux concerts punks se disputaient l'affiche lyonnaise ce lundi 24 octobre. L'annulation de celui des américains d'Electric Chairs (dommage !) fut sans doute très à l’avantage d’Electric Callas. 
La Cigale, petite salle plutôt spécialisée dans l'opérette bon marché, n’en était pourtant pas à sa première expérience punk (il y avait eu les Ramones et Damned au printemps), mais jamais l'invasion n'avait été telle… de par la quantité comme de part la "qualité": de plus en plus de boucles d'oreille, de badges, et tout ce qu'il faut pour faire de vrais punks… Il faut dire aussi que, dans un but promotionnel, le concert était gratuit ! Fait rare à Lyon. "Tant qu'a faire de perdre de l'argent…" étant l'explication donnée par la nouvelle association "Scorpio". Bref… K'Rock Mort d'abord. Ils ont fait de drôles de progrès… Heureusement. Tout de même, ça reste encore bien amateur ! Même la défonce du guitariste ne passe pas… J'apprendrai par la suite qu'il était vraiment beurré et qu'on lui reproche d'avoir bousillé pas mal de matériel neuf. Comme quoi la vraie défonce, ça eut payé… Passons sur la projection d'un film encore plus amateur et suffisamment minable pour ne pas être discutable (images du nazisme acclamées par pure dérision…). Electric Callas s'empare donc d'une atmosphère très chaude. sinon lourde, bien qu'on ait vidé quelques extincteurs pour se rafraichir… Les musiciens ont changé, et les nouveaux venus, surtout le guitariste et le bassiste "font" vraiment très punks et très pro à la fois (tiens, ça ne doit pas être si contradictoire !). Ce sont respectivement Johnny Fame, recruté en Suisse, et Frankie Fender (Il qu'on soupçonne d’être un disciple de Captain Sensible. Avec Jim Money aux drums, la machine grince comme il faut… Reste Jangil Callas, le vocaliste vous l'aviez compris, un cas. Très myope. Pale. Plutôt maigre. Émule d'Iggy Pop dont il a depuis longtemps assimilé toute la folie. N'hésitant jamais a aller "au bout de son rôle", même s'il faut au passage distribuer quelques coups de pied dans les premiers rangs d'un public qui ne le suit pas toujours ! Ceci dit. Jangil n'hésite pas en revanche a prendre des risques, même a son échelle de "fausse-star", par exemple après en se laissant carrément tomber dans cette même foule ! "This song is dedicated to Andreas Baader"… Pour une fois, il a fait l'effort de sortir autre chose que des "fuck off" ou autres délicatesses entre deux morceaux. Après maintes péripéties scéniques, "I wanna be your dog", qui avait servi d'intro est rejoué en dessert. C'est un peu l‘hymne de Callas : la boucle métallique est refermée. Le public ne sait pas bien s'il est en train d'acclamer ou de conspuer. Difficile a dire. Échec dérisoire ou triomphe précurseur d'une gloire enfin reconnue ?? On reste sur un gout étrange… Né surtout de l’ambiguïté dans l'attitude de Jangil : difficile d'adhérer a sa "folie" pour des mecs qui n'ont connu les Stooges que d'assez loin et qui restent assez étrangers a son trip nihiliste, même s'ils s'affichent comme punks purs et durs. De toute façon, french punks, vous allez pouvoir vous faire une idée par vous-même et en dehors de toute cette mauvaise littérature : Electric Callas doit en effet partir en tournée avec Volcania, gang de punks parisiens. Les "stars" vont gouter a la route et on leur souhaite bien du courage !

SERGE DUMONTEIL Rock en Stock n°8

– 21/10/77 – Stinky Toys et Téléphone

Eaubonne (95)

...Les Toys ont joué a Eaubonne ; avant de commencer le concert, ils ont fait une minute de bruits pour Baader, amplis a fond et larsen, témoignage rock’n rollien à la mémoire du héros disparu, beaucoup plus fort que toutes les minutes de silence des vieux gauchistes fatigués... eh oui, le punk est politisé ! L’album des Toys sortira bientôt chez Polydor.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

– 13/10/77 – Métal Urbain

+ Le Gibus au 18, rue du Faubourg du Temple à Paris (75011)

Catherine Tardew de Match me téléphone. Elle veut des renseignements pour faire un article sur les punks. Comme je me suis disputé avec Yves aujourd’hui, j’ai l’intention de passer tout de même une bonne soirée. On se retrouve à la Coupole. Il y a Fury qui parle de son magasin, « Survival », et un photographe. Après la Coupole, on passe chez moi pour écouter la maquette de l’album des Stinky Toys. Puis au Gibus pour voir Métal Urbain. Catherine Tardew prend des notes. On va ensuite à une party costumée où il y a beaucoup d’Américains. Les costumes sont extraordinairement réussis : un diable tout vert, une bonne sœur, un punk. C’est l’heure de la Main Bleue, où on rencontre Joël qui nous branche sur une party a Neuilly. Retaxi. Il y a beaucoup de punks : Titus, Blaise et des tas d’autres gens. Il est huit heures du matin. Les gens de Match décident de partir, ils ont assez de renseignements. Joël me raccompagne en moto.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

– Kriss Vilà « Sang futur »

SANG FUTUR – KRISS VILA Le 1er et dernier roman punk français. Paru en 1977, il va revivre en 1984 car son actualité est toujours certaine. Réalisé avec l’aide des squatters de Gergovie, du groupe GUILY RAZORS et de divers punks parisiens, il allie graphismes et textes parfaitement dans une ambiance polar américain. C’est le livre de l’idéologie punk 77 « no future » type. C’est comique, mais voilà un ouvrage de référence, faut le dire !

New Wave n°24
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« L’association des musiciens et artistes de Touraine présente »

Compilation double LP (Disques Barrier – 11 001) 1977

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26/09/77 – Deep Feeling Blues Band et les Anges Noirs

+ M.J.C. des Rives du Cher (37)

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– 07/09/77 – Accélération Punk

Vidéostore rue des Grands Augustins à Paris (75)

Mercredi 7 : sortie d' "Accélération Punk, le premier film punk, au Vidéostone. C'est la réunion de plusieurs films, une approche du « monde des Stinky Toys », avec leur concert du théâtre Montparnasse, ainsi que la party chez Nicolas et Charlotte. On voit également la Nuit Punk du Palais des Glaces avec Police, Jam, Wayne County et un film sur le concert des Sex Pistols sur un bateau le jour du Silver Jubilé de la Reine. « Ce film, écrit Ciné-Revue, pénètre avec un réalisme outrancier l'univers des punks actuels, dans des images qu'on n'avait coutume de voir. Robert Glassman, le réalisateur du film, un nouveau Bergman, ne s'est pas contenté de filmer les punks à des concerts, il les a suivis backstage, a assisté a leurs parties, de longs ébats nocturnes noyés dans la bière et la musique la plus défonçante, la plus ravagée, la plus jusqu'auboutisme de l'histoire du rock. »

"Un jeune homme chic" de Alain Pacadis

– « Rock Festival » – 06/08/77

Affiche 44-58 imprimée (Philippe Ricard)

Avec : Brakaman, Lou’s, Shakin’Street, Marie et les Garçons, Tyla Gang, Little Bob Story, Bijou, Eddie and the Hot Rods, Dr Feelgood

+ Les Arènes de Mont-de-Marsan (40)

Le samedi fut tout simplement rock et ce fut un soulagement pour certains, qui comparent la musique des punks au bruit des tondeuses a gazons (le plaisir étant « quand ça s’arrête »). Lou's est un groupe de quatre filles qui s’est produit exceptionnellement les deux jours. Mais elles étaient déjà plus sures d'elles le samedi. Pourtant ces quatre nanas n’ont vraiment pas froid aux yeux, de vrais « garçons manqués » qui doivent aussi aimer bricoler leur Norton... indifférentes a leur présentation pas très esthétique. Juste « natures ». Mais le rock, elles en veulent et leur sincérité fait passer sur bien des défauts techniques ! Par opposition, le groupe suivant, « Shakin' Street » n'en apparut que plus phallocrate ! En effet, toute leur prestation semble axée dorénavant sur les charmes de leur chanteuse... Elle en a, c'est sur, et sait les mettre en valeur, au grand plaisir des photographes. Mais un groupe de rock, c'est autre chose, et on regrette car on avait cru, il y a quelques mois, voir cet « autre chose » en Shakin' Street... Encore une fille dans le groupe suivant qui vient de Lyon. Cette fois, c'est la « batteuse ». Marie et les Garçons s'inspirent manifestement des Modern Lovers. Un style assez introverti, donc difficile au milieu de tous ces déploiements ! C'est déjà une assez belle performance pour eux que de ne pas s’être fait jeter, sur-tout si l'on songe qu'ils montaient sur scène pour la première fois ! LES CHOSES SÉRIEUSES... Les choses vraiment sérieuses allaient commencer avec Tyla Gang, qui pratique un rock très musclé sans tomber dans le travers « hard ». Et c'est avec une immense satisfaction que l'on vit le public lui réserver un accueil délirant. Tyla Gang est en effet beaucoup trop méconnu. Sean Tyla a su retrouver des musiciens remarquables en la personne de Bruce Rowlands, guitariste, Brian Turring, bassiste, et Michael DesMaris, batteur. Un groupe qui fonctionne impeccablement derrière ce grand chef qu’est Sean. Un album devrait enfin sortir bientôt pour nous la prouver et je ne saurais assez vous recommander d'y prêter une oreille ! « Il n’y a eu qu'une heure de vraie musique a Mont-de-Marsan » devait parait-il déclarer modestement Sean Tyla après coup. Sans doute avait-il tout simplement oublié qu’après son passage, il y avait encore Little Bob Story. Et le délire continua, notre rock-group national semblant en pleine forme ! Un délire qui connut peut-être son apogée lors de « Riot in Toulouse »... Un triomphe bien mérité aussi pour Little Bob ! CONTROVERSE... L'enthousiasme se calma ensuite un peu. D'abord il y eu un peu de pluie. Ensuite les deux groupes qui suivaient sont devenus un peu controversés : Hot Rods parce que leur musique apparaît maintenant, surtout avec le guitariste en plus, comme trop « rhythm and blues » aux oreilles de ceux qui les avaient pris pour des punks aux débuts... Doctor Feelgood parce que le départ de Wilko reste mal digéré par les fans. Personnellement, j'ai tout de même beaucoup apprécié ce passage du Doctor ne serait-ce que pour la hargne farouche que Lee Brilleaux insufflait ce soir-la aux vocaux. EPILOGUE Restait Bijou, un groupe vraiment français puisqu'il a cette particularité rare dans le rock de s’exprimer dans notre langue. Pas mal de reprises dans leur répertoire : du Dutronc, du Ronnie Bird surtout (on va-t-elle ; Fais attention ; Tu perds ton temps) et autres Chaussettes Noires. Bijou joue très sec, très vite, et cela déconcerte les danseurs (malgré l'invitation de leur album « Danse avec moi »). Au total, si leur succès est mitigé a cette heure trop tardive, ils ont quand même réussi a étonner beaucoup de monde... Et un quart d'heure a peine après la fin de Bijou, la pluie se déclenche avec une violence soudaine, comme si elle avait été retenue jusqu’à la fin du festival. Elle précipitera le départ hagard des hordes ensommeillées et fera retomber la poussière soulevée par leurs « pogos » impis... (Serge DU MONTEIL - Rock en stock n°5) PS 1 : Jam n'est pas passé pour de tristes raisons d'horaire. L'organisation (Skydog + association locale) s'étant souvent montrée un peu débordée lors de ce festival... PS 2: Le passage de Lou Reed, le dimanche, ne faisait pas partie du festival, puisque c'était une autre organisation, KCP, qui prenait possession des lieux, en faisant repasser les gens a la caisse, bien sur.
Réveil agréable à Villeneuve-les-Marsans, une petite bourgade isolée, loin du festival, où on peut passer le début de l’après-midi en regardant la presse régionale qui s’en donne ta cœur joie. Puis retour vers la ville punk. La voiture de Torrent file à travers la campagne. Quelques verres a la terrasse du Sablart avec Lee Brillaux qui peste contre les Français. Une petite visite à Marc. I1 est malade, c’est pourquoi il n’a pas assisté au festival hier, mais, aujourd’hui, il viendra. Je retourne aux Arènes. Il y a encore plus de monde qu’hier : 4000 personnes. On ne s’attendait pas à autant de monde, le service d’ordre est cool. Je passe l’après-midi avec Pierrot et Fredo. Il n’a que treize ans et est déjà très éclaté. Il a passé pas mal de temps aux States et quand il va discuter en anglais avec un musicien, j’ai du mal a suivre leur conversation. Le concert commence avec les groupes français, Quidam, Brakamar, un groupe espagnol très marque par Status Quo, Fabienne et Shakin’ Street dont le répertoire s’est amélioré, The Lou’s repassent pour le contentement de tous. Mais c’est Tyla Gang qui va vraiment déchaîner la foule. Une façon de jouer très efficace, un boogie mécanique aussi inexorable que les ordres du Destin. Little Bob Story déchaîne lui aussi le public qui n’est pas tout à fait le même qu’hier, avec plus de chevelus, de freaks. Le petit Bob lance Riot in Toulouse. C’est presque l’émeute ! Eddie and the Hot Rods ont un nouveau guitariste, Graeme Douglas, ex Kursaal Flyers, qui s’en tire pas trop mal ; il donne plus d’assises au groupe qui, malheureusement, perd de sa spontanéité. Au milieu de leur passage, il commence à pleuvoir, mais ils continuent de jouer quand même. Ensuite, c’est Doctor Feelgood. Lee Brilleaux a du mal à combler l’absence de Wilko. Pourtant le nouveau guitariste, John Mayo, est très new wave, cheveux courts et blouson de cuir. Le concert se termine avec Bijou qui lance des boites de bière et des badges au public. Les Anglais les acclament, c’est pour eux une révélation. Puis l’orage éclate. Electric Callas ne pourra pas passer, ni les Jam qui sont retournés furieux à Londres. Le reste de la nuit se passe au Café des Arènes, Mick Jones drague Bernadette Laffont, Lee Brilleaux boit bière sur bière, Dave Vanian est parti dans de longues discussions avec Jean-Gilles Callas.

« Un jeune homme chic » de Alain Pacadis

– « Rock festival » – 05/08/77

Affiche 44-58 imprimée (Philippe Ricard)

Avec : Strychnine, 1984, Asphalt Jungle, Lou’s, Maniacs, Police, Boys, Damned (UK), Clash et Ring

+ Les Arènes de Mont-de-Marsan (40)


Patrick Eudeline, Topper Headon, Paul Simonon, Caroline Coon, Captain Sensible, Vermillion Lies et Vermillion, Mick Jones, Bernie Rhodes, Shanne Bradley (Thierry Olmos).

FESTIVAL DE MONT-DE-MARSAN L’arène des punks… LA DEGENERATION PUNK ? Non, nous ne reviendrons pas trop ici sur l’aspect et la tenue des « punks de Mont-de-Marsan, dont les médias, en ces semaines maigres du mois d’août, se sont montrés particulièrement friands, depuis les Actualités Télévisées jusqu’à l’inévitable Minute ! Mais pour situer les choses, disons que sur la piste des arènes, qui sont le cadre de la manifestation, on peut schématiquement distinguer deux types d’individus évoluant dans la poussière : Les uns sont des « punks » vrais ou faux, mais de préférence assez atrocement attifés, et se livrant aux seconds avec beaucoup trop de complaisance… Car les autres sont des photographes, professionnels ou non, traquant les premiers sans vergogne en espérant bien réaliser la photo du punk de l’année, sinon l’image du siècle ! (on aimerait bien que celui qui va vendre sa pelloche à Minute porte un badge pour qu’on le reconnaisse !). Mais le gros du public est sur les gradins, qui se garniront progressivement, et presque complètement (4000 personnes ?) d’une foule plus tranquille, venue d’abord pour écouter de la musique et pour juger « sur pièces » de celle des punks. Des gens probablement « motivés », si l’on en juge par les distances que la plupart avait du accomplir pour se retrouver là ! VENDREDI PUNK La première journée était consacrée aux groupes punks les plus représentatifs, presque tous anglais, si l’on excepte Asphalt Jungle, groupe parisien dont la nullité ne trompa personne ici. On pourrait se demander pourquoi ils ont été |’objet d’une telle complaisance de la presse spécialisée alors que d’autres (punk ou pas) ont toutes les peines du monde à obtenir que l’on parle d’eux… « Maniacs » a cette particularité assez nouvelle d’avoir un guitariste français, Henri Paul, parfaitement incorporé au groupe. Maniacs était parti pour obtenir un assez bon succès si des ennuis de sono n’avaient « cassé » la fin de leur set… Dommage. La musique de Police aussi avait de quoi séduire les punks les plus mélomanes. J’ai d’ailleurs appris (par la suite l) que c’était un Andy Summers « reconverti » qui était à la guitare. Ceci expliquant sans doute cela… Avec Damned, l’un des groupes les plus connus du mouvement, c’est l’aspect le plus visuel qui nous est présenté : le chanteur Dave Vanian, est une sorte de Dracula en pleine crise dont les déplacements imprévisibles créent un étrange ballet. Mais « l’image » du bassiste, Captain Sensible, genre idiot du village, est encore plus appréciée des amateurs. Tout cela me laisse rêveur… et leur musique aussi. Boys est un groupe de jeunes, extrêmement agressif et violent, qui donne une assez bonne idée de ce dont est faite la musique punk, même si L’intrusion d’un clavier chez eux est assez inhabituelle en la matière. Et ils chantent le vieux titre des Beatles qui donne le nom du groupe ! Clash semblait très attendu, sans doute a cause du disque, et ils ne négligèrent rien pour convaincre : un panneau-photo de « White Riot » ornait la scène, que Damned s’était employé a cacher auparavant ! La rivalité entre les deux groupes semble plutôt sévère et pendant le set de Clash on vit encore Captain Sensible venir verser de la bière sur une des guitares et autres sabotages, avant qu’il se fasse vider comme un malpropre par un roadie ! Si la musique de Clash parait solide a l’image de Joe Strummer, tout cela semble pourtant manquer un peu de la folie nécessaire pour faire passer leur image de révolte. C’est du moins l’impression que j’ai ressentie… Restait Rings, un groupe bien palot avec un Twink sur le retour, pour terminer cette soirée vers deux heures du matin… VIOLENCE ET DÉSESPOIR… On pouvait être étonné, face a la violence affichée de prime abord, que tout se soit passé sans incident… En fait, les punks sont surtout des « esthètes de la violence» : ils en cultivent les images (et cela donne assez bien la mesure de leur désespoir), mais ne la pratiquent pas réellement. A preuve leur désarroi quand ils sont pris a parti (comme cela semble arriver fréquemment en Angleterre) par des teddy-boys ou autres… C’est plutôt un désespoir « résigné » qui caractérise cette nouvelle vague née du chômage et de la crise économique (Angleterre surtout). C’est le cri le plus évident sous le bruit provocateur de leur musique souvent « assommante ». Le lendemain, dans un square de la ville, une guitare découpée dans un carton était accrochée a la statue centrale avec ces deux mots inscrits dessus : « No Future »… On n’ose pas dire « tout un programme »… Fin de notre page sociologique. DU ROCK ET DES FILLES (Serge DU MONTEIL – Rock en stock n°5) PS 1 : Jam n’est pas passé pour de tristes raisons d’horaire. L’organisation (Skydog + association locale) s’étant souvent montrée un peu débordée lors de ce festival… PS 2: Le passage de Lou Reed, le dimanche, ne faisait pas partie du festival, puisque c’était une autre organisation, KCP, qui prenait possession des lieux, en faisant repasser les gens a la caisse, bien sur.Premier jour du festival. On se retrouve à la terrasse de l’hôtel des Sablarts. Dans la ville, l’atmosphère est nouvelle. Les habitants essaient de tout faire pour que ça se passe de la façon la plus cool possible : on installe des matelas dans les salons d’un hôtel pour recevoir des groupes supplémentaires, les commerçants restent ouverts plus tard, etc.
Beaucoup de hippies, de vacanciers, d’étudiants, de jeunes de la région, tous réunis pour une seule cause : le rock’n roll, beaucoup de punks aussi, dont la majorité est venue de Londres en mini-bus, mais aussi de Paris, de Suisse, d’Espagne. Pour les Anglais, ce festival est une date importante car le gouvernement britannique a interdit tout rassemblement punk en Angleterre. La presse locale s’extasie sur les mœurs et l’habillement des punks : blousons de cuir souvent très décorés, pantalons de skaï ou de plastique aux couleurs électriques, t-shirts déchirés dont les lambeaux lacérés sont retenus par des fermetures éclairs ou des épingles à nourrice et recouverts de slogans provocateurs, « White Riot », « Anarchy in France », « Hate and War », « Sex Pistols ». Les badges circulent, les babas se coupent les cheveux et agrémentent leurs tenues d’épingles a nourrice, de lames de rasoir, de croix de fer, de têtes de mort, de chaînes retenues par un cadenas, de colliers de chien, bref tout ce qui se réfère a la légende des rockers, des Hell’s Angels, de l’électricité.
Aujourd’hui vont se produire les groupes punks et new Wave. Dans le backstage, les punks circulent sous les regards avides des photographes et les groupes qui ont déjà ou qui vont jouer viennent discuter avec leurs fans. Il y a Alain Kan, Eudeline, Nathalie, Henri Flesh, Fury. On boit, on fume, on rit sous le soleil d’août.
Le concert commence avec Strychnine, des rockers de Bordeaux. Puis c’est 1984, issu de la fusion de Angel Face, Pain Head et Loose Heart. Le groupe n’a pas répété et ils ne sont pas très bien en place mais ça va venir. Asphalt Jungle : Patrick Eudeline parle de chômage, de révolution et se roule sur la scène. Beaucoup d’Anglais sont très impressionnés, d’autres se moquent de lui; il en fait trop. The Lou’s, un groupe féminin parisien extrêmement efficace, rock rapide, violent, sans concessions.
Du coté des Anglais, ça commence avec les Maniacs. Ils ont vraiment une allure pas possible, cheveux rasés a la huron ou teints en jaune paille. A la guitare, Henri-Paul, un parisien de 18 ans qui s’est installé à Londres ; il saute, court d’un bout à l’autre de la scène : « On se demande ou il va chercher tout ça », déclare Lydia, « et ce groupe de fous, vraiment, il fait tout pour se faire remarquer. » Puis c’est Police. Stuart Coppeland, le batteur, s’est teint les cheveux en blond. Henri Padovani a retrouvé sa petite fiancée aixoise. The Boys, le gang de gosses (le chanteur a à peine 17 ans) qui en veulent. Ils sont le seul groupe new Wave a utiliser un piano. Leurs morceaux, First Time, Watcha gonna do ou Turning grey sonnent un peu Beatles. Puis, les Damned. Dave Vanian se jette sur la scène, rugit tel un fauve et éructe les paroles de I’m feelin’ allright des Stooges sans se rendre compte que le micro n’est pas branché, ensuite Neat, Neat, Neat, Fan club, New Rose, Help, Fish, Born to kill.
La journée se termine par The Clash, le seul groupe radical et politisé de la new Wave, qui a déjà pris la tête du mouvement en Angleterre. Paul Simonon a un t-shirt représentant deux pin-up avec l’inscription : « Everyboy is a prostitute. » Derrière la scène, une immense photo représentant des flics anglais poursuivant des manifestants et au-dessus, bombé en rouge : « This is Joe Strummer public speaking », le message révolutionnaire de Joe.
La soirée se termine avec The Rings, le groupe de Twink qui n’a rien de punk. Peu à peu, les gens partent. On se retrouve à faire la tournée des bars avant de regagner l’hôtel situé a une cinquantaine de kilomètres..

« Un jeune homme chic » de Alain Pacadis

Maniacs

Le lendemain

– « Festival » – 17/07/77

Avec : The Clash, The Saints, Cherry Vanilla, The Slits, Tom Robinson Band, Subway Sect, Stinky Toys, Snatch et Shag Nasty

Rag Market à Londres (Angleterre)

STINKY TOYS : Elli Medeiros (chant), Bruno Carone (guitare), Jacno (guitare), Albin Deriat (basse), Hervé Zénouda (batterie)

– « Rock-festival » – 08/07/77

Affiche / Archive : Pascal Pilote

Avec : Lou’s, Bijou, Totem, Stilettos, Contrôle, Réverbère, Strychnine, Shakin’Street, Rockin’Rebels et Garez vous en Epis

+ Parc des expositions de La Rochelle (17)

35 / 40 frs

– 01/07/77 – Guilty Razors et Métal Urbain

+ Le Bus Palladium au 6 Rue Pierre Fontaine à Paris (75009)

Concert de Métal Urbain au Bus Palladium. En première partie, Guilty Razors, un groupe français dont le chanteur imite Iggy Pop. Puis c’est Métal. Ricky Darling est parti, il a été remplacé par les deux frères Boulanger qui s’en tirent pas mal.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

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– « Rock en Stock n°3 »

Numérisé par Euthanasie.

  • Numéro : 3
  • Éditeur : Rock en Stock – 173, rue du Temple – 75003 Paris
  • Rédacteur en chef : Paul Putti
  • Rédaction :
  • Type de document : texte imprimé
  • Date de publication : Juillet août 1977
  • Importance : 76 pages.
  • Présentation : couverture couleur / imprimé. noir et blanc
  • Format : 20/26,5
  • Prix : 5 fr.
  • Métal Urbain, Little Bob Story, Starshooter, Warm Gun, Bijou,

– 30/06/77 – Stinky Toys

Mariage de Loulou de la Falaise l’île des Lilas au Bois de Boulogne (75016)

Jeudi 30 : le mois se termine "en beauté par la fête pour le mariage de Loulou de la Falaise et de Thadée Klossowski. La tenue de soirée est exigée, d’où la chasse aux smokings pour les garçons et aux robes longues pour les filles. Loulou a une tiare représentant un croissant de lune incrusté de pierres du Rhin et une robe mauve. Il y a Marina Schiano, Paloma Picasso, Bianca Jagger, accompagnée de Joël Le Bon, la princesse Minnie de Beauvau-Craon, Yves Adrien, Tan Giudicelli, Yves Saint-Laurent, Kenzo. Pour arriver sur l’île des Lilas au bois de Boulogne, il faut emprunter un canot à moteur débordant de fleurs. Les Stinky Toys donnent un concert très haut en couleurs. Ils ont bu pas mal de champagne mais ils n’en jouent que mieux. I1 y a Nico qui parle à Ewa Rudling, Philippe Garrel, Edwige en robe longue noire lui découvrant le dos, Fury et Aphrodisia, Isabelle Goldsmith, Karl Lagerfeld, etc. Tout le monde danse jusqu’à 5 heures du matin. On sert du café et les taxis attendent pour regagner Paris. Comme chaque matin, le soleil luit, comme chaque matin, il faut se coucher. Quelle agréable soirée !

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

STINKY TOYS : Elli Medeiros (chant), Bruno Carone (guitare), Jacno (guitare), Albin Deriat (basse), Hervé Zénouda (batterie).

– « Punk party » – 26/06/77

Chez Martine à Paris (75011)

Martine organise une fête dans son grand appartement. Il y a beaucoup de monde : Titus en SS, Blaise en béret, deux punks venus de Londres en costume de chez « Sex », Gary et Bob, Nathalie, Paquitta, Adeline, Marc et les musiciens d’Asphalt Jungle qui vers 2 heures du matin sortent leurs instruments pour jouer. La police survient et embarque tout le monde au poste pour vérification d’identité, mais c’est tout de même assez drôle de se retrouver à vingt chez les flics.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »