21 juin 2001 Brigitte Bop, Garage Lopez à Orléans « Carreau des Halles »

Fête de la muzik

Pour une fois que l’été arrive à la date prévue, ça tombe bien, la patronne du Carreau des Halles avait prévu le coup et nous avait demandé de jouer devant son bar avec un groupe de notre choix. Résultat, notre 10ème concert avec les Garage Lopez et une fois de plus, ça l’a fait ! Il y a un truc qui m’a toujours étonné chez les Lopez, c’est que bien que ce soit des vrais putain de rockers … ils arrivent toujours à l’heure, et ça c’est bizarre. Même si tout le monde s’en fout, moi, ça m’épate et j’avais envie de le dire. Par contre Yann, lui, c’est pas trop son truc. Il est quand même arrivé avec tout le matos avant qu’on se fasse péter la gueule par le public déjà nombreux et visiblement an manque de rock n’ roll. Qu’à celà ne tienne, on installe tout et les banlieusards attaquent avec la finesse qui les caractérise : Blitzkrieg Bop à fond. Ils se font un peu piquer la vedette par une blondasse raide def’ en maillot de bain qui fait des siennes mais ils récupèrent l’attention du public avec quelque blagues bien senties et surtout avec leur punk rock énergique (c’est comme ça qu’ils disent dans Rock Sound). Ils nous laissent ensuite la place. A ce moment-là, la blondasse sus-nommée est complètement à poil. C’est vrai qu’il fait chaud ! Elle sera rapidement évacuée par la Croix Rouge qui a dû la ramener à la piscine. Le public est constituer de vieux potes, de jeunes punks-rockers locaux, de vieux rockers et de pleins d’autres personnes qu’on ne connait pas. Le set a des petits airs de boulangerie vu le nombre important de pains, la palme revenant à Yann mais ça le fait rire car les Lopez, qui ont l’ouïe plus développée que le QI, saluent chacune de ses plantes. On essaie de rattraper la faiblesse de la technique par des blagues et des discours anti-Grouard (c’est notre nouveau Maire de droite) et ça passe. La rue est remplie, le pogo raisonnable et l’ambiance est rock n’ roll. Après un Cochran Blues à rallonge, c’est à nouveau aux Garage de répandre la bonne parole avec pas mal de vieux morceaux. Le public est un peu plus claisemé mais de plus en plus réceptif (saoul ?) à la musik de nos petits camarades. On a donc droit à la totale : la reprise de Subway, La compagnie créole, Jean Shulteiss et Coluche. Le public est définitivement conquis une fois de plus. Ils peuvent aller boire des bières la conscience tranquille. Pour notre part, on retourne sur la scène sans vraiment savoir ce qu’on va jouer. En gros, dès qu’il y en a un qui se souvient d’un titre de morceau, on le joue. On en profite pour placer quelques reprises pour les anciens : LSD, Oberkampf et autre Clash, comme ça tout le monde est content. Non content d’avoir instauré un couvre-feu pour les enfants, notre sympathique jeune maire RPR avait décidé que la fête de la musique finirait à 1 h du mat’. On a donc jouer jusqu’à 1 h 10, juste pour pouvoir dire qu’on a dépassé et aussi pour arrêter après le podium Pernod-play back du bout de la rue ! Qui c’est les punks là-dedans, bordel ?!? Après ça, bah, comm d’hab’, on a rangé le matos et on est rentré chacun chez soi. Rendez-vous la prochaine fois, pour le meilleur et le pire !

Extrait du site Brigitte Bop

7 avril 2001 Garage Lopez, Brigitte Bop au Pré Saint Gervais « Bar le Surcouf « 

Bon, de notre côté, on vient d’enregistrer et on a à peine eu le temps de répéter les anciens morceaux qu’on pas joué depuis un bon bout de temps, vu que les concerts, en ce moment, c’est pas comme cette putain de flotte, ça tombe pas du ciel. Mais c’est pas grave car on a les Lopez en 1ère partie (les vedettes américaines !!!), nos faire-valoir favoris et on sait qu’après eux, même si on joue mal, ça sera forcément mieux. Bref, on a fait la route jusqu’à Paris sous la pluie (c’est beau, on dirait une chanson des Cadavres) pour retrouver les Lopez et quelques keupons déjà croisés dans les concerts dans un bar sympa décorés par Thierry Roland à l’étage et par Géronimo from Chateau-Renard en sous-sol. On discute le bout de gras et on frime un peu les banlieusards avec notre concert du 7 juin avec les Nashville Pussy. Apparemment, ils sont encore plus fans que nous, c’est cool. On finit quand même par s’occuper du matos, non sans avoir admirer la sublime Buick d’Henri, la classe américaine. Elvis is back in me, in my body ! Mais l’heure passe vite et Bastos et Bruno ont à peine le temps de faire un petit twist qu’il faut déjà que les Lopez attaquent car le bar est plein. Le public investit la salle sous la musique de Sankoukaï et les Lopez sont parti pour un set assez long. A 20 balles l’entrée, il faut bien qu’il joue au moins 18 morceaux pour que le public en ait pour son argent, et c’est à peu près ce qu’ils ont fait. Félicitations, à leurs âges, c’est une performance ! Bien sûr c’est pas du Dick Rivers mais l’ambiance était au rendez-vous : rock n’ roll et calembourg sont les mamelles du Garage Lopez !!! (putain, je suis fin prêt pour rock Sound !). On a donc logiquement pris la suite et Ben (le sympathique sonoman des Lopez) nous a mis la musique de Happy Days en guise d’intro et ça a bien fait rire Bruno et un autre gars que je ne connais pas. C’est déjà pas mal ! Le public, nombreux et passable excité par le show des Lopez a réagi au quart de tour et la température a rapidement avoisiné les 60 degrés, alors que dans le même temps, le taux d’oxygène approchais le zéro. En résumé, on a crevé de chaud, on ne pouvait plus respirer et on était entassé les uns sur les autres. Un joyeux merdier comme disait l’autre. On a quand même balancé tous nos nouveaux morceaux du futur album, plus ou moins dans le désordre et avec plus ou moins de guitares mais l’ambiance était chaude et bon enfant, on a bien rigolé avec le public qui a eu l’air de bien apprécier. C’est bien simple, on se serait cru en province !!!

Extrait du site Brigitte Bop

14 octobre 2000 Brigitte Bop, Abject Boils, Garage Lopez, Nevrotic Explosion, Les Névrosés à L’Absie « Foyer Rural »

Après un voyage long et sans intérêt à peine entrecoupé d’une pause à Super U pour attendre le camion, on est arrivé à la salle (le foyer rural), on a fait connaissance avec le service d’ordre (les membres d’un club de motard, chouette, on va pouvoir se battre ce soir) et on a retrouvé les Garage Lopez qui sont arrivés à peu près 5 heures avant nous. Dans la salle, une ambiance calme genre chacun dans son coin et pas mal de punks total look. Ca a un petit air de bal costumé, c’est sympa. On décharge le matos et on se raconte des blagues stupides avec les Lopez. C’est marrant mais dès qu’on est en contact avec ces individus (et leurs amis ou leur famille), notre QI et notre santé mentale en prennent un coup et on devient aussi stupides qu’eux. Amis sains de corps et d’esprit, ne vous approchez jamais de ce trio et protégez vos enfants de ces suppôts de Sim. Surtout le grand, là, l’espèce de Poolvoerde d’opérette. Imaginez que ce type est capable de se lier d’amitié avec le premier breton venu uniquement parce que ce dernier porte un sweat des Ramones et qu’il est capable d’écouter 3 disques d’affilée de ces ricains idiots. Et l’autre, le bassiste décoloré qui joue avec les doigts et qui se refait la banane presque aussi souvent que Gob se gratte les couilles. Quelle grosse folle ! Quant au rital de service à moins qu’il ne soit espagnol … ou perpignanais … ou juste banlieusard … de toute façon la question n’est pas là, il joue de la batterie pour faire comme Claude François (pour un électricien c’est un comble), il porte des lunette comme Buddy Holly, il a une grosse caisse américaine pour faire comme comme Eddie Cochran, il s’est rasé la tête pour faire comme Didier Wampas, il a des tatouages pour faire comme Brian Setzer, il fait l’abeille comme Maya, bref, ce type n’a aucune personnalité. Non, vraiment, ces types sont fourbes, méfiez vous-en. N’allez les voir en concert que si on joue avec eux et surtout ne leur tournez jamais le dos. Mais je ne suis pas là pour dire de mal de mes amis mais pour vous raconter ce week-end, alors allons-y en quelques mots : pas de balances, peu de public mais des beaux, à boire, à manger, de la fumée qui pique les yeux, 5 groupes dont les excellents Nevrotic Explosion et les … comment dire … euh … enfin … les Névrosés, quoi. A découvrir. Pas de matelas, baston dans le bar, petit dodo, réveil Lopez, café, autoroute (tiens, ça a augmenté depuis hier), retour maison.