16 décembre 2000 Phase Terminale, Malaka, Brigitte Bop à Billy-Montigny

Après avoir attendu que tout le monde soit réveillé, pris un petit café et ranger le matos, on s’est séparé de nos compères du Nord pour suivre notre propre chemin sur la longue route du Rock n’ Roll, direction la Hollande pour faire un peu de tourisme culturel quand soudain, au détour d’une rue liégoise, une apparition, le clou du voyage : une énorme Lincoln blanche de 6 mètres de long nous passe devant et se glisse le long du trottoir. Il en sort une blondasse et … Jean Lefevre, le Pithiviers de notre enfance devenu nain poivrot qui tient à peine debout. Cette ville est un conte de fée, mais c’est vraiment trop moche, on se casse de là. Arrivé à Maastricht, l’excitation de certains membres du groupe est à son comble, on se gare donc rapidement pour aller manger un morceau et aller prendre un café dans un de leur fameux magasin de café. Une fois cette formalité accomplie, nos amis regrettent d’avoir dit NON à Maastrcicht il y a quelques années et promettent que la prochaine fois, il viendront voter directement sur place car l’endroit leur plaît de plus en plus. On reprend quand même la route car ce soir nous devons faire du rock à Billy (ha ha) ce qui ne fait apparemment pas rire la voiture qui nous fait des frayeurs et nous impose des pauses inopinées (genre juste à la frontière, si vous voyez ce que je veux dire …). On finit quand même par arriver à bon port : un petit bar bourgeois en plein centre ville avec autant de videurs qu’à Auchan et une petit cave toute blanche. Dès les 1ers accords de la balance des Malaka, la grosse patronne blonde descend en hurlant, ça promet pour la suite de la soirée. Pour notre part, on demande à David qui organise le concert de nous montrer l’hôtel pour qu’on aille se poser un peu. Gob est aux anges : il y a TPS dans les chambres, il va pouvoir voir le match de foot. on comate donc jusqu’à 22 heures et on repart à Billy-Montigny. On arrive juste à temps pour voir Malaka. C’est punk, ça dégage et ils ont un bon contact avec leur public : le chanteur a chopé à la gorge et viré un petit tondu qui était bourré et qui jouait son skin méchant. Bonne ambiance du Nord. Quand ça a été notre tour, on a eu droit seulement à 20 minutes parce qu’il était déjà tard, et on a fait les 5 premières devant 6-7 rasés, cirés et bretellés genre je rigole juste quand je me prends un coup de batte dans la gueule en faisant oï oï. Le reste du public est descendu au fur et à mesure et il a fallu arrêter. On a ensuite bu des bières avec les gars des Perfusés, des WAQ et des Malaka et on a fini chez la mère à Cram, le gratteux des Malaka à écouter le folklore local : des chants Chti qui parle de cul braillés comme des veaux par des punks. On a bien rigolé. On a aussi été obligé de répondre au moins 30 fois à la question : « vous avez été bien accueilli ? » . Evidemment, la réponse était toujours OUI.

Extrait du site Brigitte Bop

14 décembre 2000 Disgrace, Brigitte Bop, Toxic Waste à Lille « Rockline »

Bon, soyons clair, après un certain nombre d’années de concert du samedi soir, on a enfin réussi à se faire 4 dates de suite, avec en plus de ça un concert en Belgique, donc pas en France et ça aussi c’est la 1ère fois. On était donc super fan de partir en concert un jeudi midi, mais ça ne nous pas empêché de partir avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu. c’est donc après une bonne recette de pâtes de tonton Charles qu’on s’entasse à 5 dans la caisse de Yann, les grattes dans le coffre et l’autoradio à fond, direction : Brigitte Bop First European Tour!!! Le voyage se déroule normalement : autoroutes, péages, bouchons à Paris, douanes sur l’aire d’autoroute et donc encore péages, perte du plan d’accès et du téléphone des TW. Finalement, On arrive quand même au Rockline où on rettrouve les Toxic Waste, quelques Disgrace et autres Perfusés et des vestiges de WAQ, groupe punk qui était venu sévir par chez nous il y a maintenant quelques années. Bref, toute l’intelligencia punk rock lilloise s’est donnée rendez-vous au Rockline, et ce n’est pas seulement pour « se saoûler la gueule » (NDLR : nous avons pu remarquer le nordiste ne dit jamais « on va boire un petit coup » mais toujours, « on va se saoûler la gueule », quel beau pays!!!). La salle de concert est une cave joliment décorée, le patron est sympa, il y a des pizzas et du rouge et les punks arrivent les uns aprés les autres. C’est Disgrace qui ouvre le bal et ça arrache tout de suite. Ils sont heureux d’être sur scène, ça se voit, et comme toujours dans ces cas, c’est communicatif. Les chansons sont en français et en anglais, il n’y a presque que des tubes, avec des refrains braillés accrocheurs. Le pogo démarre et Mickey le punk vient faire les choeurs. Une ambiance de concert punk comme on aimerait en voir plus souvent. C’est ensuite à nous. Il y a pas mal de monde et tout se passe bien jusqu’à ce que l’ampli basse décide de s’arrêter, tout simplement. Une fois de plus, on perd du temps (c’est pas la 1ère fois aujourd’hui, c’est pas grave) et finalement on reprend avec l’ampli des Disgrace. On envoie nos nouveaux morceaux, ça passe pas trop mal et on se termine classiquement : Rats + Clash. On laisse la place au TW. Ils sont chez eux et leur public apprécie le show à sa juste valeur. Ils jouent plein de morceaux et l’ambiance est chaude. On arrive même aux chansons paillardes chantés par Pierrick, le bassiste qui n’a plus d’ampli et dont ce sont les 2 derniers concerts avec TW. Après avoir rangé le matos et bu deux-trois dernières bières, on va se coucher chez Pierrick. Discussion de salon, matage de vidéos et dodo bien mérité.

Extrait du site Brigitte Bop

13 mai 2000 Lutèce Borgia, Ethilik System, J’aurai Voulu, Toxic Waste, Brigitte Bop à Fontaine Notre Dame

La journée du samedi se déroule sans encombre : déjeuner campagnard au soleil, autoroute et arrivée avec beaucoup de retard, d’autant plus qu’ils attendaient tous notre batterie pour les balances. On retrouve sur place les sympathiques M26-7, avec qui on avait joué il y a quelques mois et qui organise ce mini-festival, ainsi que Bruno Limolife venu supporter ses poulains (J’aurai voulu et nous), les Trauma Social et les Toxic Waste qu’on avait pas revu depuis notre festival boueux. On papotte, on mange, on se désaltère et Charles roupille. Les 2 premiers groupes sont parisiens, ont des tatouges et le crâne rasé font de la oi pour leur copains car le public du Nord a visiblement préféré aller voir les Cadavres à 100 bornes de là. Viennent ensuite J’aurai Voulu avec un nouveau bassiste. Musicalement, c’est vraiment très bien, avec des airs de Béru et de Banlieue Rouge (sûrement à cause de la boîte à rythme), un groupe à découvrir de toute urgence, même si la prestation scénique était limite. Finalement c’est à nous. Il est autour de 22 H 30 et il y a environ 150 personnes dans la salle, dont quelques jeunes du coin qui ont dû participer au renflouement des caisses de Limolife en achetant notre album car il connaissent parfaitement nos morceaux. Ca fait toujours plaisir. La chaleur des sunlights nous empêchent d’enchaîner tous les morceaux mais pas de sauter dans tous les coins de la grande scène et on s’en donne à coeur joie : chorégraphie stupide, guitares en l’air, roulage par terre de Yann dès le 5ème morceau et de Charles dès le 6ème, Gob se lâche et part dans des présentations de morceaux à rallonge, tout y passe et on a même pas besoin de jouer les démagos (d’habitude, dès qu’il y 3 skins, on balance Pas de Voyou et Rien n’a encore changé et on est les rois de la fête). On a même droit à un rappel, le pied. On laisse quand même la place aux Toxic Waste qui mettront quelques morceaux à récupérer le public et qui y parviendront avec On est tous des acculés d’OTH (une bonne version mais on préfère quand même celle des DDD, terriblement plus rock n’ roll). Le set de Toxic est carré et efficace et se termine sur une chanson en ch’ti : c’est la première fois qu’on voit une farandole dans un concert punk et le résultat est excellent. Une fois de plus une très bonne soirée magnifiquement organisée par les M 26-7 (ne dites pas les M 27-6, ça les froisse!!!) qui se termine au Formule 1 local dans lequel on fait les cons entre nous jusqu’à 5 h du mat’). Le retour se fait sous le soleil et demain on va bosser !!!