22 décembre 2001 Les Excités, Brigitte Bop à Briare

Après quelques changements de musiciens, Les Excités ont quand même décidé de jeter l’éponge. Dommage, car la dernière formation carbure à mort. Ce soir, c’était donc le 1er des 3 concerts d’adieu des Compagnons du Putain de punk dans ta gueule. Car Les Excités, c’est du punk, du vrai, du pur, à la Exploited. C’est speed, c’est dur et ça fait du bien. No future jusqu’au bout des textes, toujours percutants et bien écrits. Des riffs simplistes joués sur le fil du rasoir. Le genre de groupe qui aurait pu jouer en Bretagne tous les soirs de la semaine. Bref, ce dernier concert de l’année s’annoncait … punk ! On a joué l’ordre de passage à pile ou face (on a gagné) puis au bras de fer (on a perdu … que dites-je, on s’est fait ridiculisé par le représentant des Excités (en fait un pote de Richard, le bassiste-chanteur) qui avait pourtant du mal à garder le yeux ouverts. C’est donc Les Excités qui ont ouvert le bal devant un public clairsemé. Et oui, froid + fin de mois + cadeaux de Noël + Briare (joli petit port de pêche pourtant !), ça en a refroidi plus d’un. Tant pis pour eux ! Parce que, putain, c’était bien ! Je ne vais pas en faire des tonnes, c’était une heure de pur punk avec des touches hivy Metaul et Richard qui hurle sa rage. C’est beau et ça donne des frissons !!! Un petit coup de Marseillaise pour finir et l’affaire est dans le sac. On prend la place doucement. Ce soir, c’est sérieux, on a 2 nouveaux morceaux. Vu qu’on les a fait 15 fois pendant les balances, les personnes présentes à ce moment chantent avec nous. Ca fait toujours plaisir. Les 2 passent bien. On va les garder. On fait aussi un peu les guignols avec le chapeau rouge à ponpon de Richard. Pas cool pour le head-banging, le ponpon dans l’oeil, ça fait mal ! Je ne recommencerais pas ! Pour marquer le coup, on balance aussi un « Excités, Excités, Excités oi, oi ! » de circonstance et le peu de public présent braille en coeur ! On termine avec un Couleurs Sur Paris spécial pour Richard, grand fan d’Oberkampf. On s’embrasse et on se tripote comme des gamines. Un peu émus, pas mal crevés et en tout cas super contents d’être ensemble. Les keufs arrivent juste pour vérifier qu’on a pas dépasser l’horaire. Faut dire que c’est moins risqué de venir faire chier les (très) sympathiques proprios du rade que d’aller voir si il y a une Rave an campagne, ce qui est le cas régulièrement dans le coin. Et voilà, après ça, comme d’hab’, on range le matos, on se souhaite de bonnes fêtes. On a beau être punk, on a quand même des familles et le sens des vraies valeurs catholiques !!! Joyeux Noël et see you l’année prochaine, alligator !!! Et vive le Rock !!!

Extrait du site Brigitte Bop

25 novembre 2001 Brigitte Bop, Jackie and the Cedrics à Olivet « Le Zig »

Le lendemain, ça se passe au Zig, un discothèque qui fait aussi des concert. Une belle salle, bien refaite avec des putains de lights et une bonne sono (merci JP). Pour infos, il y a quand même les Bérurier Noir, les Meteors et Gildas Harzel qui ont joué ici. C’est pas rien !! C’est Jean-Luc Jostone qui fait tourné ce groupe de surf-music japonais et qui nous gentiment proposé la 1ère partie. C’est un autre Jean-Luc qui organise (c’est compliqué le rock à Orléans) et qui sait y faire : Nuts, bière, pinard et rillettes en backstage. Je me demande si on va pas demandé ça à chaque fois maintenant. Un seul hic, le concert est à 17 H et le créneau n’est pas encore dans les moeurs orléanaise. Même Beûn DDD, ce gros lâche, a oublié de venir ! Bref, on a joué devant une trentaine de personnes et il faut bien avoué qu’on les connaissait presque tous. Je ne vous les citerais pas, mais on a les noms. On a balancé un set court mais intense. On a fait les cons, on a bien rigolé. Ambiance décontractée. Anciens et nouveaux morceaux, quelques reprises désormais classiques : Les Rats, qui a bien plu à Saïd DDD et les Clash, qui a bien plu aux sympathiques japonais. On a tout filmé et enregistré et promis, on vous fera partager tout ça bientôt. Pour ce qui est de Jackie and the Cedrics, ils nous ont balancé un sacré set . D’abord, ils sont super sympas. Et puis, ils sont vachement bien habillés : costard 60’s et neud pap’, un vrai dessin de Margerin. Musicalement, c’est surf-rocknroll-rockabilly-twist, mélangeant des classiques (Tequila, Pulp fiction, Let’s dance, Oh Boy …) et des compos 100 % surf. Les dégueulis de Telecaster s’enchaînent aux roulements de tom bass et à divers cris d’animaux ! Hey ça twist ! Ca saute partout, ça grimpe sur les retours, ça se jette dans le public et ça se roule par terre. Quelques belles chorégraphies aussi. Bref, un bon moment de rock n’ roll et bien que 100 % hommes du soleil levant, ils causent bien la France (Hum, ça va ? Ca va bien ? Vous voulez dansez ? Hi, hi, hi) et présentent les morceaux. Un sens de la communication que pas mal de groupes français ne pratiquent plus. En conclusion, un horaire difficile et encore inhabituel. Une fois de plus, c’est Drucker qui a gagné. C’est bien dommage. Pourtant, à 22 heures, on était rentré au bercail pour Culture Pub … et plus si affinités.

Extrait du site Brigitte Bop

1er novembre 2001 Brigitte Bop, la Ruda Salska à Orléans « L’Astrolabe »

Ha putain, y’avait longtemps qu’on avait pas joué, et ben on a pas été déçu ! Bonne salle, bon son, bonne organisation (à ce propos, merci à Punky (le Vrai) et ses amis : il y avait des Milky Way dans les loges, ces gens-là savent recevoir), et une salle pleine à craquer. Et c’est là que ça se complique … Déjà, les préventes achetées à la FNAC et à l’Office de tourisme, on n’a pas trop l’habitude. Ensuite, le public assis dans la salle avant le concert et pas en train de papoter au bar devant une bière, ça cachait quelque chose. Et le résultat ne s’est pas fait attendre. Pourtant, on a tout essayé pour les faire réagir : les blagues stupides, les faux solos, les chorégraphies ridiculo-hardrockiennes, les reprises de Renaud, parler en anglais, rigoler, faire les énervés, chanter, brailler, bref, tout … pour RIEN. Une apathie quasi-générale à l’exception d’une cinquantaine d’excités discéminés dans la salle au mileu de 550 cadavres qui nous ont regardé pendant une heure, sans bouger, sans sourire, sans parler. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de gueuler « Que vive le rock libre » devant une jeunesse amorphe qui vous regarde comme si vous étiez un poste de télévision, moi si, c’était jeudi soir et je peux vous dire que ça fait … je ne sais pas, c’est indescriptible. Enfin voilà, on a tout donné, ils n’ont rien pris. Par la suite, ils ont quand même agité les bras en l’air comme leur demandait le chanteur de la Ruda. Un moyen de vérifier s’ils sont tous pubères avec du poil sous les bras peut-être ?!? En tout cas, messieurs de la Ruda Salska, votre public, vous pouvez le garder. Moi, je vais aller me payer une retraite complémentaire par capitalisation et dimanche, je vais aller causer de tout ça avec Blutch, ça va me faire du bien. Pour finir sur une note de gaieté, voici un petit florilège de propos entendus durant notre concert :

– Mais qu’est-ce qu’ils font ? Arrêtez. C’est pas du ska (une jeune fille visiblement bien informée)

– Alors ils viennent de Toulouse ? C’est bizarre, ils ont pas trop l’accent (Il faut avouer que nos potes les dahus-garous sont venus nous voir et qu’on leur a dit « bonjour les toulousains » quand ils sont arrivés)

– Il a l’air content le guitariste, il sourit (Une fan de Marilyn Manson, des Nashville Pussy, de Michel Sardou, de Popeck : entourez la bonne solution)

– Dis donc, il est costaud le bassiste (c’est vrai)

– Beeeeuuuaaarrrrrggggh (un jeune homme juste devant la scène. Il avait reniflé une capsule de Kronenbourg).

– Oui, du Nutella (une jeune fille évanouie à qui Punky demandait si elle avait mangé)

– Désolé, on vous a fait rater Pop-Stars (Bastos qui commençait à être un peu irrité par cette jeunesse complètement Universalisée)

– Vous qui aimez le ska, demain, il y a Carlos à Sandillon (Bastos pas encore énervé)

– Alors, elle vous plaît la salle des fêtes de mon boss ? (Charles dans l’après-midi)

– Bérurier Noir !!! (un inconnu à la fin de « que vive le rock libre ». Merci à toi)

Enfin, tout cela n’est pas très grave. On s’est quand même bien amusé sur scène, on a été interviewé par Radio Chrétien Fréquence et on a mangé des Milky way. Enfin, JP a enregistré le concert. Si ça pète, on vous le met en MP3, comme d’hab’.

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21 juin 2001 Brigitte Bop, Garage Lopez à Orléans « Carreau des Halles »

Fête de la muzik

Pour une fois que l’été arrive à la date prévue, ça tombe bien, la patronne du Carreau des Halles avait prévu le coup et nous avait demandé de jouer devant son bar avec un groupe de notre choix. Résultat, notre 10ème concert avec les Garage Lopez et une fois de plus, ça l’a fait ! Il y a un truc qui m’a toujours étonné chez les Lopez, c’est que bien que ce soit des vrais putain de rockers … ils arrivent toujours à l’heure, et ça c’est bizarre. Même si tout le monde s’en fout, moi, ça m’épate et j’avais envie de le dire. Par contre Yann, lui, c’est pas trop son truc. Il est quand même arrivé avec tout le matos avant qu’on se fasse péter la gueule par le public déjà nombreux et visiblement an manque de rock n’ roll. Qu’à celà ne tienne, on installe tout et les banlieusards attaquent avec la finesse qui les caractérise : Blitzkrieg Bop à fond. Ils se font un peu piquer la vedette par une blondasse raide def’ en maillot de bain qui fait des siennes mais ils récupèrent l’attention du public avec quelque blagues bien senties et surtout avec leur punk rock énergique (c’est comme ça qu’ils disent dans Rock Sound). Ils nous laissent ensuite la place. A ce moment-là, la blondasse sus-nommée est complètement à poil. C’est vrai qu’il fait chaud ! Elle sera rapidement évacuée par la Croix Rouge qui a dû la ramener à la piscine. Le public est constituer de vieux potes, de jeunes punks-rockers locaux, de vieux rockers et de pleins d’autres personnes qu’on ne connait pas. Le set a des petits airs de boulangerie vu le nombre important de pains, la palme revenant à Yann mais ça le fait rire car les Lopez, qui ont l’ouïe plus développée que le QI, saluent chacune de ses plantes. On essaie de rattraper la faiblesse de la technique par des blagues et des discours anti-Grouard (c’est notre nouveau Maire de droite) et ça passe. La rue est remplie, le pogo raisonnable et l’ambiance est rock n’ roll. Après un Cochran Blues à rallonge, c’est à nouveau aux Garage de répandre la bonne parole avec pas mal de vieux morceaux. Le public est un peu plus claisemé mais de plus en plus réceptif (saoul ?) à la musik de nos petits camarades. On a donc droit à la totale : la reprise de Subway, La compagnie créole, Jean Shulteiss et Coluche. Le public est définitivement conquis une fois de plus. Ils peuvent aller boire des bières la conscience tranquille. Pour notre part, on retourne sur la scène sans vraiment savoir ce qu’on va jouer. En gros, dès qu’il y en a un qui se souvient d’un titre de morceau, on le joue. On en profite pour placer quelques reprises pour les anciens : LSD, Oberkampf et autre Clash, comme ça tout le monde est content. Non content d’avoir instauré un couvre-feu pour les enfants, notre sympathique jeune maire RPR avait décidé que la fête de la musique finirait à 1 h du mat’. On a donc jouer jusqu’à 1 h 10, juste pour pouvoir dire qu’on a dépassé et aussi pour arrêter après le podium Pernod-play back du bout de la rue ! Qui c’est les punks là-dedans, bordel ?!? Après ça, bah, comm d’hab’, on a rangé le matos et on est rentré chacun chez soi. Rendez-vous la prochaine fois, pour le meilleur et le pire !

Extrait du site Brigitte Bop

7 juin 2001 Brigitte Bop, Nashville Pussy à Paris « Le Trabendo »

L’année dernière, Jean-Luc de Jostone Traffic nous avait fait joué à Orléans avec les Dogs et nous avait promis une première partie sur Paris. Il a tenu parole (Elvis le lui rendra) et nous a donc programmé avec les Nashville Pussy. On aurait préféré les New Bomb Turks mais on va pas faire le fine bouche. Bon, soyons clair, le seul contact que nous avons eu avec les Pussy, c’est la nouvelle bassiste qui nous a demandé : « What’s your name ? » pendant notre balance. Ce à quoi Charles lui a répondu : « Brigitte Bop, like Brigitte Bardot ». Point final. A part ça, on a eu le droit de poser nos amplis et notre batterie devant leur matériel, ce qui réduit copieusement l’espace vital sur scène. Heureusement qu’il n’y avait pas un troisième groupe, ils auraient mis leur batterie dans le public ! Enfin, on a tout de même eu droit à une balance/répétition des Pussy rien que pour nous et le répondeur du portable de Bruno Lopez (c’est bien parce qu’il nous a prêté son ampli et sa gratte !). Et bien ils jouent aussi fort que quand il y a 80 000 personnes, et la guitariste se roule par terre, sauf qu’elle est habillée et qu’elle porte des lunettes ! Après ça, on a quand même pu balancer et boire des bières en attendant 20 heures. On a alors envoyé un set court (35 minutes) ponctué de quelques blagues sur les chanteurs de hard et les motos japonaises, bonne ambiance, quoi. On a commencé par Career Opportunities, ce qui eu l’avantage de décoller les vieux du bar, dixit le bassiste des Bidochons (ex-Vampires, vous vous rendez compte ! Et j’ai touché sa chemisette !!! Harg !!! Et il a taxé une clope à Christophe Spielberg, un copain à moi et pas à vous!!! Trop Classe !!!), qui est pourtant un gars à qui on ne l’a fait pas ! Pour ce qui est du public, comment vous dire, c’était 130 balles l’entrée, c’était un jeudi soir à 20 heures, et c’était en 1ère partie d’un groupe de Hard rock US. Donc pas de punks à chien et un seul pogoteur, avec un tee-shirt de Slayer ! Malgré tout, l’accueil a été agréable (j’en ai même vu qui ont souri). Pour ce qui est de la suite, c’était le mur du son dans ta gueule, des bons dégueulis de guitare, un batteur-bûcheron, un chanteur-ours et une bassiste impassible. Le show est assuré par la gratteuse et elle le fait bien. De l’avis général des connaisseurs, c’était quand même mieux avec l’ancienne bassiste. A voir une fois, ça suffit. Mais j’irais peut-être quand même les revoir lundi à Orléans ! Après tout ça, on a rangé le matos, on a papoté à droite à gauche et on est rentré. Nationale 20 de nuit et sous la flotte, il y avait longtemps !

Extrait du site Brigitte Bop

26 mai 2001 Brigitte Bop, Scrab dealer à Sainte Croix Volvestre « Art’ cade »

Le lendemain, c’est après un pique-nique dans le salon avec (encore) les dAHU qu’on a décollé vers la suite de notre périple. Direction l’Arriège et sa population de « belges qui n’ont pas trouvé l’Espagne » (dixit les toulousains). Après une heure de route, on arrive à destination : le paysage est magnifique, il y a des petites babas qui font du stop avec des gros sacs à dos, il fait très beau, il y a des vaches, des moutons, de l’herbe et les téléphones portables ne captent plus ! Cette fois-ci, ça y est, on est au bout du monde. Et là qu’est-ce qu’on y trouve ? Une magnifique salle « musiques actuelles ». Comme notre Astrolabe, sauf que c’est une ancienne grange et pas une patinoire néo-cubiste. Les gens sont tous sympathiques et nous annoncent qu’on a 1 heure 30 pour faire la balance, qu’il y a du café, des bières et un plan d’eau pour flemmarder ensuite. C’est louche toute cette gentillesse, ils vont sûrement nous annoncer qu’ils vont diviser le cachet par 4 ou que finalement, on n’a que 14 minutes pour jouer ce soir. En fait non, ils sont vraiment sympas et on discute, on glandouille, on bouffe, on se balade, on boit le Pastaga tout bleu à l’Antoine et une fois de plus, on attend le public. Vu qu’une fois de plus, il peine à arriver, on y va quand même. Belle scène, grosse sono, bons retours, l’accueil est mitigé mais on profite du lieu et on s’amuse bien. Finalement ça se remplit et ça twiste à droite et à gauche jusqu’à ce qu’une bande de djeunes vienne investir la place à pogo. Des chorégraphies à vous couper le souffle et deux-trois conneries pour faire rire les derniers récalcitrants et on a même droit à 2 rappels qu’on exécute avec un plaisir non dissimulé. Ca fait une bonne heure de concert sous les sunlights et même Gob a encore la pêche. Y a pas à dire, le grand air, ça fait du bien ! On cède la place aux Scrab Dealer qui joue un rock hispanique pour faire danser les adolescentes. Ils sont adorables, ils jouent très bien, mais ça reste de la variétoche. Ca me rappelle mes vacances au Portugal. On en profite pour taper la discute dehors et tester les diverses productions locales de l’autochtone, offertes avec toujours autant de gentillesse. On finit par aller se coucher dans un gîte 3 étoiles à 5 bornes de là, non sans avoir salué et remercié comme il se doit toute l’équipe de l’Art’ cade, dont le boss nous remercie de lui avoir rappeler « que le rock n’ roll n’était pas mort ». Grosse fierté. Après 5 petites heures de sommeil, on prend le petit déj’ avec les Pyrénées comme panorama, on se refout dans les véhicules et on rentre chez nous en se disant : « Tiens, y a longtemps qu’on a pas jouer en Bretagne ! »

Extrait du site Brigitte Bop

25 mai 2001 dAHU-gAROU, Brigitte Bop à Toulouse « Bar Ouf « 

ZEBDA A LA MAIRIE, DOUSTE-BLAZY AU BIKINI !!! C’est vraiment le monde à l’envers ! Maintenant, c’est à nous de faire plus de 500 bornes pour aller se faire la première partie par les dAHU-gAROU dans leur pays. Enfin, ils ont réussi à trouver un endroit pour jouer dans leur bled rose, il fait beau et tous les blaireaux se sont embouteillés jeudi et nous ont donc laissé la route libre ce vendredi. C’est donc dans la joie et la bonne humeur qu’on s’est cogné 6 heures d’autoroute pour retrouver nos amis à l’accent rigolo. Pour éviter de gagner du temps et d’arriver trop tôt sur le lieu du concert, on s’est retrouvé notre section rythmique (Yann et David) et Antoine Toutrifor des dAHU de l’autre côté de Toulouse sur le parking d’un Leclerc immense. Après un passage rapide sur le campus pour récupérer les autres rockers sudistes et leur matériel, on déboule au rade. Déchargement, installation, balance, apéro, pizza, attente de public et finalement, il faut y aller. Les Dahus attaquent pour la vingtaine de personnes présentes, dont un punk à crête, 17 potes à eux et un couple qui nous avait déjà vus à la fête de l’Huma et qui était bien content de nous revoir plus près de chez eux. Restreint mais réceptif, le public supporte les locaux de l’étape qui enchaînent leurs tubes : Derrick, le Nord, Avé le petit doigt et autres reprises des Sheriff. Ils ont même droit à un rappel et finissent quand même par nous laisser la place. On attaque tout à fond et le speed est là jusqu’au 7ème morceau, celui choisi par le sympathique patron des lieux pour nous informer que « il est minuit, c’est le dernier morceau ». Déception dans le public mais, comme d’hab’ dans ces cas-là, on préfère s’arrêter et qu’un des rares troquets à faire des concerts puisse continuer à en faire. Maximum respect. Même si par ailleurs, ce connard ne fait ça que pour la thune et nous traite comme de la merde parce qu’on n’a pas ramené 200 soiffards dans sa tôle pourrie d’enculé de bâtard de ses couilles. Bref, on a tout rangé et on est allé se finir à la bière guatemaltèque et au pâté de tête chez Betty, la frangine à Gob. Comme quoi, on était pas tout à fait en terrain inconnu.

Extrait du site Brigitte Bop

7 avril 2001 Garage Lopez, Brigitte Bop au Pré Saint Gervais « Bar le Surcouf « 

Bon, de notre côté, on vient d’enregistrer et on a à peine eu le temps de répéter les anciens morceaux qu’on pas joué depuis un bon bout de temps, vu que les concerts, en ce moment, c’est pas comme cette putain de flotte, ça tombe pas du ciel. Mais c’est pas grave car on a les Lopez en 1ère partie (les vedettes américaines !!!), nos faire-valoir favoris et on sait qu’après eux, même si on joue mal, ça sera forcément mieux. Bref, on a fait la route jusqu’à Paris sous la pluie (c’est beau, on dirait une chanson des Cadavres) pour retrouver les Lopez et quelques keupons déjà croisés dans les concerts dans un bar sympa décorés par Thierry Roland à l’étage et par Géronimo from Chateau-Renard en sous-sol. On discute le bout de gras et on frime un peu les banlieusards avec notre concert du 7 juin avec les Nashville Pussy. Apparemment, ils sont encore plus fans que nous, c’est cool. On finit quand même par s’occuper du matos, non sans avoir admirer la sublime Buick d’Henri, la classe américaine. Elvis is back in me, in my body ! Mais l’heure passe vite et Bastos et Bruno ont à peine le temps de faire un petit twist qu’il faut déjà que les Lopez attaquent car le bar est plein. Le public investit la salle sous la musique de Sankoukaï et les Lopez sont parti pour un set assez long. A 20 balles l’entrée, il faut bien qu’il joue au moins 18 morceaux pour que le public en ait pour son argent, et c’est à peu près ce qu’ils ont fait. Félicitations, à leurs âges, c’est une performance ! Bien sûr c’est pas du Dick Rivers mais l’ambiance était au rendez-vous : rock n’ roll et calembourg sont les mamelles du Garage Lopez !!! (putain, je suis fin prêt pour rock Sound !). On a donc logiquement pris la suite et Ben (le sympathique sonoman des Lopez) nous a mis la musique de Happy Days en guise d’intro et ça a bien fait rire Bruno et un autre gars que je ne connais pas. C’est déjà pas mal ! Le public, nombreux et passable excité par le show des Lopez a réagi au quart de tour et la température a rapidement avoisiné les 60 degrés, alors que dans le même temps, le taux d’oxygène approchais le zéro. En résumé, on a crevé de chaud, on ne pouvait plus respirer et on était entassé les uns sur les autres. Un joyeux merdier comme disait l’autre. On a quand même balancé tous nos nouveaux morceaux du futur album, plus ou moins dans le désordre et avec plus ou moins de guitares mais l’ambiance était chaude et bon enfant, on a bien rigolé avec le public qui a eu l’air de bien apprécier. C’est bien simple, on se serait cru en province !!!

Extrait du site Brigitte Bop

17 décembre 2000 Jaunes les nonnes, Charlie’s Angels, Aaargh, Brigitte Bop à Paris

Décollage de l’hôtel à midi, repas sur l’autoroute, comatage dans la bagnole, embouteillage dans Paris et arrivé au squatt pile à l’heure. Tout arrive. Jean-Mi nous fait visiter la cave : décor Mad Max 3 post punk, c’est cool. On se repose à droite à gauche, des potes commencent à arriver : on retrouve Droopy des Gasté, Florent et Zéric de Trauma Social, Obelix, Agnès, Jean-Jaques et Marie, ainsique pas mal de têtes parisiennes déjà vus dans les concerts. C’est dimanche et le punk a sorti sa plus belle panoplie, on se croitait à un défilé de mode. Niveau concert, c’est jaunes Les Nonnes qui commence : ils sont déguisés et font pas mal de bruit, le font très vite et les paroles sont assez marrantes. On pense évidemment aux Ludwig, mais avec une batterie. Ensuite, on a raté Charlie’s Angels parce qu’on était en train de manger. On a vu un peu de Aaargh; ils portent bien leur nom : c’est bruyant et ça va vite et on a l’impression que les paroles c’est tout le temps aaaaargh. On a donc joué en dernier et il y avait pas mal de monde encore. Gob 1er roi des punks a fait pratiquement tout le concert au milieu du pogo, on a dédié le concert à Camille, une demoiselle qui à fait l’entremetteuse pour qu’on joue au squatt et à François le
lillois. Le concert a été filmé, j’espère qu’on pourra récupérer la K7 et vous en faire profiter. Le concert était bien jusqu’à ce qu’un gros con se mette à jouer du nunchak et à vouloir pêter la gueule à tout le monde et notamment à Gob qui ne voulait pas lui prêter son micro pour qu’il imite le chanteur de Aaargh. On a fait une petite pause pour que le gros bébé se calme et on s’est achevé avec des reprises : LSD, Oberkampf, B Bop a lula. On est ensuite parti assez vite car Agnès qui nous a ramené avait garé la voiture Porte d’Orléans. On s’est donc fait un coup de métro et de Nationale 20 sous la pluie et on est rentré chez nous. Rendez-vous l’année prochaine, le siècle prochain, le millénaire prochain pour de nouvelles aventures.

Extrait du site Brigitte Bop

16 décembre 2000 Phase Terminale, Malaka, Brigitte Bop à Billy-Montigny

Après avoir attendu que tout le monde soit réveillé, pris un petit café et ranger le matos, on s’est séparé de nos compères du Nord pour suivre notre propre chemin sur la longue route du Rock n’ Roll, direction la Hollande pour faire un peu de tourisme culturel quand soudain, au détour d’une rue liégoise, une apparition, le clou du voyage : une énorme Lincoln blanche de 6 mètres de long nous passe devant et se glisse le long du trottoir. Il en sort une blondasse et … Jean Lefevre, le Pithiviers de notre enfance devenu nain poivrot qui tient à peine debout. Cette ville est un conte de fée, mais c’est vraiment trop moche, on se casse de là. Arrivé à Maastricht, l’excitation de certains membres du groupe est à son comble, on se gare donc rapidement pour aller manger un morceau et aller prendre un café dans un de leur fameux magasin de café. Une fois cette formalité accomplie, nos amis regrettent d’avoir dit NON à Maastrcicht il y a quelques années et promettent que la prochaine fois, il viendront voter directement sur place car l’endroit leur plaît de plus en plus. On reprend quand même la route car ce soir nous devons faire du rock à Billy (ha ha) ce qui ne fait apparemment pas rire la voiture qui nous fait des frayeurs et nous impose des pauses inopinées (genre juste à la frontière, si vous voyez ce que je veux dire …). On finit quand même par arriver à bon port : un petit bar bourgeois en plein centre ville avec autant de videurs qu’à Auchan et une petit cave toute blanche. Dès les 1ers accords de la balance des Malaka, la grosse patronne blonde descend en hurlant, ça promet pour la suite de la soirée. Pour notre part, on demande à David qui organise le concert de nous montrer l’hôtel pour qu’on aille se poser un peu. Gob est aux anges : il y a TPS dans les chambres, il va pouvoir voir le match de foot. on comate donc jusqu’à 22 heures et on repart à Billy-Montigny. On arrive juste à temps pour voir Malaka. C’est punk, ça dégage et ils ont un bon contact avec leur public : le chanteur a chopé à la gorge et viré un petit tondu qui était bourré et qui jouait son skin méchant. Bonne ambiance du Nord. Quand ça a été notre tour, on a eu droit seulement à 20 minutes parce qu’il était déjà tard, et on a fait les 5 premières devant 6-7 rasés, cirés et bretellés genre je rigole juste quand je me prends un coup de batte dans la gueule en faisant oï oï. Le reste du public est descendu au fur et à mesure et il a fallu arrêter. On a ensuite bu des bières avec les gars des Perfusés, des WAQ et des Malaka et on a fini chez la mère à Cram, le gratteux des Malaka à écouter le folklore local : des chants Chti qui parle de cul braillés comme des veaux par des punks. On a bien rigolé. On a aussi été obligé de répondre au moins 30 fois à la question : « vous avez été bien accueilli ? » . Evidemment, la réponse était toujours OUI.

Extrait du site Brigitte Bop

15 décembre 2000 Disgrace, Toxic Waste, Brigitte Bop à Liège « la Zone »

Réveil gobien et canin, petit déj’, re-discussion de salon et re-matage de vidéo, cassage de pomme de douche par Yann-Hulk, bref on peine tous à émerger et ça glandouille sévère. On réussi quand même à manger une bonne platrée de nouille avec d’autres TW arrivés entre temps alors que David et Gob sont allés visiter un peu Lille. On finit par décoller direction Lilles chez Matthieu qui nous appelle toutes les 1/2 heure pour nous rapeller qu’on est en retard, puis en route vers Liège. Il y a du monde sur l’autoroute et Yann peine à suivre le camion des TW. Heureusement, on a emmené leur batteur et leur gratteux dans notre bagnole. Ils ne connaissent pas la route mais ils nous racontent plein de blagues. On finit par perdre le camion à l’arrivée sur Liège après une pause-pipi obligatoire, mais ça ne nous empêche pas d’arriver à la Zone 5 minutes avant notre guide, qui est aller se paumer en centre-ville. Après le déchargement du matos et l’arrivée des Disgrace, ça discute et glandouille dans tous les sens. Les conneries de punk rockers habituelles : blagues sur les belges (Marcor Dutrou …), sur la bouffe végétarienne et autres histoires d’anciens combattants, le tout arrosé de canettes de Blonde locale. On a aussi droit à un show poolvoerdien des 4 belges qui ont fait joué les Dare Dare Devil la semaine dernière, dans la même salle (on retrouvé leur petit message dans les chiottes et on leur a répondu. Qu’est-ce qu’ils sont marrants ces orléanais). Une fois de plus, c’est Disgrace qui attaque. Le public est plus calme (et aussi moins nombreux) que la veille mais leur set a autant la pêche. A mon avis, Disgrace est un des meilleurs groupe punk-rock français actuellement, malheureusement, ils sont encore plus feignants que nous et ne jouent pas très souvent. Mais ça semble leur convenir, donc c’est cool. Ils finissent leur concert avec Couleur sur Paris et c’est beau. Les TW ont gagné le droit de jouer en 2ème et pour la peine, ils ont pas mal de problèmes et profitent que leur chanteur court partout après des cordes pour nous balancer des reprises des Perfusés et des Bérus. Dans les mêmes circonstances, Disgrace venait de joué Sex and violence et nous on a fait Pas de voyou dans mon bar. A part ça, il faut avouer qu’on a pas vu grand chose du set des TW car on était occupé à discuter avec l’autochtone. Finalement, c’est notre tour. On monte donc sur la petite scène et là, un punk magnifiquement habillé (on aurait dit Chester le fourbe) s’approche de Bastos, lui tend un badge des Clash et lui dit : « Tiens, c’est pour toi », sous le regard abruti des 4 autres. L’instant est aussi beau que surréaliste. Bastos descend et va embrassé le punk et on peut y aller. Le concert se déroule comme d’habitude : Cassage de corde de basse au moment de notre nouveau morceau reggae-punk, cassage de corde de guitare, ampli gratte qui déconne. On se finit une fois de plus avec quelques reprises qui on un peu trop plu à François, un pote lillois des TW qui a glissé dans le pogo et s’est pété la jambe (double fracture ouverte, tout seul, comme un grand). Il a été emmené à l’hosto et il en a été quitte pour une opération, un plâtre et un arrêt de travail. De notre côté, après quelques bières on est allé se coucher chez Moldi et sa copine dans leur salle de bain au grenier, non sans avoir bouffer le saucisson des Disgrace (qu’est-ce que vous allez imaginer ? Ils avaient juste prévu un peu de bouffe non-végétarienne et en ont fait profité les potes, c’est tout. Bande de dégueulasse !).

Extrait du site Brigitte Bop

14 décembre 2000 Disgrace, Brigitte Bop, Toxic Waste à Lille « Rockline »

Bon, soyons clair, après un certain nombre d’années de concert du samedi soir, on a enfin réussi à se faire 4 dates de suite, avec en plus de ça un concert en Belgique, donc pas en France et ça aussi c’est la 1ère fois. On était donc super fan de partir en concert un jeudi midi, mais ça ne nous pas empêché de partir avec une bonne heure de retard sur l’horaire prévu. c’est donc après une bonne recette de pâtes de tonton Charles qu’on s’entasse à 5 dans la caisse de Yann, les grattes dans le coffre et l’autoradio à fond, direction : Brigitte Bop First European Tour!!! Le voyage se déroule normalement : autoroutes, péages, bouchons à Paris, douanes sur l’aire d’autoroute et donc encore péages, perte du plan d’accès et du téléphone des TW. Finalement, On arrive quand même au Rockline où on rettrouve les Toxic Waste, quelques Disgrace et autres Perfusés et des vestiges de WAQ, groupe punk qui était venu sévir par chez nous il y a maintenant quelques années. Bref, toute l’intelligencia punk rock lilloise s’est donnée rendez-vous au Rockline, et ce n’est pas seulement pour « se saoûler la gueule » (NDLR : nous avons pu remarquer le nordiste ne dit jamais « on va boire un petit coup » mais toujours, « on va se saoûler la gueule », quel beau pays!!!). La salle de concert est une cave joliment décorée, le patron est sympa, il y a des pizzas et du rouge et les punks arrivent les uns aprés les autres. C’est Disgrace qui ouvre le bal et ça arrache tout de suite. Ils sont heureux d’être sur scène, ça se voit, et comme toujours dans ces cas, c’est communicatif. Les chansons sont en français et en anglais, il n’y a presque que des tubes, avec des refrains braillés accrocheurs. Le pogo démarre et Mickey le punk vient faire les choeurs. Une ambiance de concert punk comme on aimerait en voir plus souvent. C’est ensuite à nous. Il y a pas mal de monde et tout se passe bien jusqu’à ce que l’ampli basse décide de s’arrêter, tout simplement. Une fois de plus, on perd du temps (c’est pas la 1ère fois aujourd’hui, c’est pas grave) et finalement on reprend avec l’ampli des Disgrace. On envoie nos nouveaux morceaux, ça passe pas trop mal et on se termine classiquement : Rats + Clash. On laisse la place au TW. Ils sont chez eux et leur public apprécie le show à sa juste valeur. Ils jouent plein de morceaux et l’ambiance est chaude. On arrive même aux chansons paillardes chantés par Pierrick, le bassiste qui n’a plus d’ampli et dont ce sont les 2 derniers concerts avec TW. Après avoir rangé le matos et bu deux-trois dernières bières, on va se coucher chez Pierrick. Discussion de salon, matage de vidéos et dodo bien mérité.

Extrait du site Brigitte Bop

14 octobre 2000 Brigitte Bop, Abject Boils, Garage Lopez, Nevrotic Explosion, Les Névrosés à L’Absie « Foyer Rural »

Après un voyage long et sans intérêt à peine entrecoupé d’une pause à Super U pour attendre le camion, on est arrivé à la salle (le foyer rural), on a fait connaissance avec le service d’ordre (les membres d’un club de motard, chouette, on va pouvoir se battre ce soir) et on a retrouvé les Garage Lopez qui sont arrivés à peu près 5 heures avant nous. Dans la salle, une ambiance calme genre chacun dans son coin et pas mal de punks total look. Ca a un petit air de bal costumé, c’est sympa. On décharge le matos et on se raconte des blagues stupides avec les Lopez. C’est marrant mais dès qu’on est en contact avec ces individus (et leurs amis ou leur famille), notre QI et notre santé mentale en prennent un coup et on devient aussi stupides qu’eux. Amis sains de corps et d’esprit, ne vous approchez jamais de ce trio et protégez vos enfants de ces suppôts de Sim. Surtout le grand, là, l’espèce de Poolvoerde d’opérette. Imaginez que ce type est capable de se lier d’amitié avec le premier breton venu uniquement parce que ce dernier porte un sweat des Ramones et qu’il est capable d’écouter 3 disques d’affilée de ces ricains idiots. Et l’autre, le bassiste décoloré qui joue avec les doigts et qui se refait la banane presque aussi souvent que Gob se gratte les couilles. Quelle grosse folle ! Quant au rital de service à moins qu’il ne soit espagnol … ou perpignanais … ou juste banlieusard … de toute façon la question n’est pas là, il joue de la batterie pour faire comme Claude François (pour un électricien c’est un comble), il porte des lunette comme Buddy Holly, il a une grosse caisse américaine pour faire comme comme Eddie Cochran, il s’est rasé la tête pour faire comme Didier Wampas, il a des tatouages pour faire comme Brian Setzer, il fait l’abeille comme Maya, bref, ce type n’a aucune personnalité. Non, vraiment, ces types sont fourbes, méfiez vous-en. N’allez les voir en concert que si on joue avec eux et surtout ne leur tournez jamais le dos. Mais je ne suis pas là pour dire de mal de mes amis mais pour vous raconter ce week-end, alors allons-y en quelques mots : pas de balances, peu de public mais des beaux, à boire, à manger, de la fumée qui pique les yeux, 5 groupes dont les excellents Nevrotic Explosion et les … comment dire … euh … enfin … les Névrosés, quoi. A découvrir. Pas de matelas, baston dans le bar, petit dodo, réveil Lopez, café, autoroute (tiens, ça a augmenté depuis hier), retour maison.

7 octobre 2000 Brigitte Bop à Meaux « bar La Javanaise »

On était déjà venu jouer dans ce petit bar de la banlieue Est il y a bientôt 2 ans, et on s’était déjà fait la route sous la flotte et dans les bouchons. Malgré les intempéries, on a tous retrouvé la route comme des chefs et on était presque dans les temps. On a pu faire une petite balance et manger comme des princes (12/20 seulement car il n’y avait pas de dessert). Le concert en lui-même ne restera pas dans les annales de l’Histoire du Rock. On s’est bien amusé, on a joué longtemps (entre 2 heures et 2 heures et demi en tout), on a même joué pour la première fois en dans l’indifférence quasi-générale White Man (in Hammersmith Palais) ainsi que pleins de morceaux qu’on avait pas joué depuis un bout de temps, du style L’Argent des Autres, Couleurs sur Paris, Janie Jones, White Riot. On a aussi pas mal fait les cons : Charles est grimpé sur les épaules de Yann et Bastos a sali le plafond avec ses chaussures, porté par les 4 excités de service, dont Loïc « jeune Papa » et Fred « Organisateur », deux ex-Chiatiks, groupe Oï local qui avait joué avec nous la première fois qu’on était venu. On a ensuite rangé le matos tous ensemble (ha, ha) et Yann et David ont repris la route alors qu’on est allé mater des super vidéos de Bérus, écouter plein de super disques rigolos, discuter de plein de choses et accessoirement dormir un peu chez Fred Chiatiks. On est reparti le lendemain sous la flotte et dans le gaz (ce qui n’a rien à voir avec le passé skin de notre hôte) et on s’est même arrêté chez Mc Do pour bouffer un Tampax et des frites tellement on était pas en forme. On a fini par arriver et voilà, c’est déjà en ligne!!!

23 septembre 2000 Chewbacca All Stars, Toxic Waste, Brigitte Bop à Mehun sur Yèvre « Centre d’Art Content »

Il y avait longtemps qu’on avait pas fait venir des groupes pour les faire jouer dans des plans galères. Ce week-end, on a fait revenir les sympathiques Toxic Waste dans le Berry plus de 2 ans après notre festival « Week-end Sauvage et Boueux ». Cette fois-ci ça se passe à l’abri et ça tombe bien parce qu’il fait super beau. La salle, le Centre d’Art Content, est un lieu d’expression artistique bien sympa est la taille est parfaite. La sono est gérée comme d’hab’ par nos potes de l’Eko n’ Ko et les Chubacca remplace au poignet levé les Dare Dare Devil dont le guitariste s’est cassé le sien (de poignet). Bref, tout s’annonçait bien sauf que finalement, seule une petit cinquantaine de personnes ont daigné se déplacer, et encore, elles venaient pour la plupart des alentours de Gien, où s’était tenu 2 semaines avant le festival organisé par les Lombricor. Heureusement ! D’ailleurs, merci à tous ceux qui se sont déplacer. L’ambiance était donc détendue et bon enfant. Les Chubacca ont commencé ce concert avec brio. Pour vous situer un peu, les Chubacca, ce sont les anciens Djahn Darq Orgasm qui ont viré leur chanteur et qui font du rythm n’ blues, de la soul, du garage, du surf, du ska, bref de la musique qui vous fait remuer les pieds et claquer des doigts en disant : « Waouh baby ! Yeah ! Wap do wap » , si vous voyez ce que je veux dire. En gros, les Chubacca, c’est vraiment un super groupe de rock n’ roll et si vous n’êtes pas convaincu, sachez que ça a plu à Jean-Luc Lopez, qui est plutôt du genre refractaire à toute musique qui n’est pas jouée par un gars qui s’appelle Brian Setzer. Ce fût ensuite le tour des Toxic Waste dont le set a ravi les organisateurs (c’est à dire nous) mais n’a malheureusement pas accroché le public. Manque de communication, peut-être. Dommage en tout cas car le set était énergique à souhait. On a fini par aller jouer aussi, malgré l’état de délabrement avancé de Yann qui a eu du mal à trouver ses cases et ses cordes sur la plupart des morceaux. On s’est bien amusé quand même. On a d’ailleurs encore franchi un pas dans la connerie en profitant d’un trou dans le plafond de la salle qui communiquait ainsi avec le bar situé au 1er étage pour y faire descendre une guitare attachée par une corde, telle un don du Dieu Rock n’ Roll. On s’est achevé sur une série de faux départs et de reprises. Il a ensuite fallu viré tout le monde avant d’aller se coucher dans une petite maison en plein Berry où on a eu la joie, avec Gob de dormir avec Blutch (DDD et Chubacca) couché à nos pied. Ce type a fait 2 fois plus d’albums que nous, alors il n’y a pas de petit plaisir. Le lendemain, les Chubacca nous ont interviewé façon Laurent Boyer et ont filmé ça sur une petite caméra. Le résultat est bien sûr suffisamment stupide et sans intérêt, donc on le met sur le site dès qu’on le récupère. Finalement, on est rentré se faire chier à Orléans … jusqu’au prochain concert.

9 septembre 2000 Sugarkane, Défense d’Afficher, Brigitte Bop à Fleury les Aubrais « Couleurs Café »

Premier concert de la rentrée, en pleine grève sans essence (qui n’a pas pour objectif de protéger l’environnement comme on pourrait le croire, mais au contraire pour le détruire moins cher), ça tombe bien, on joue à domicile, comme disent les millionnaires en short. On rejoint Gob dans la salle avec une bonne heure de retard et pour une fois, c’est Charles qui essayait de nous speeder, sans résultat. Yann et David arrive quant à eux encore une heure plus tard. On a quant même le temps de faire une petite balance et donc de changer tout le matos qui était prêt pour le 1er groupe. On s’en fout, c’est nous la tête d’affiche alors on fait ce qu’on veut, ha ha !.Une fois cette tâche ingrate effectuée (il faudra vraiment penser à trouver des mecs pour faire les balances à notre place) on se restaure très correctement à la fraîcheur de la nuit avec des jeunes fans copieusement éméchés et quelques orléanais respectables. Les 2 groupes qui nous précèdent sont extrêmement sympathiques et joue bien, mais c’est vraiment pas notre tasse de thé. Trop de notes pour nous, on ne comprend pas. Finalement, c’est notre tour et on se demande ce qu’on va faire car le public est assez jeune et très orléanais, donc c’est pas gagné pour le punk-rock. On attaque donc comme des débiles mais rapidement, la chaleur aidant, on arrête d’enchaîner les morceaux et on fait des poses et Bastos abreuve tout le monde de bla-bla et raconte connerie sur connerie. Le public est bien réceptif et l’ambiance est agréable. La chorégraphie de notre nouveau morceau instrumental remporte même un succès mérité. On arrive quand même à jouer (presque) tous nos morceaux et on arrête sur un « Bonsoir, c’était Guignol à Orléans » de circonstance. Pour un concert de rentrée, c’était bien.

Extrait du site Brigitte Bop

8 juillet 2000 Brigitte Bop, Dare Dare Devil à Orléans « Bokal Muzik »

Bon, on vous déjà décrit la situation d’Orléans au niveau sique, en gros, pas grand chose. Mais les choses bougent un peu grâce notamment aux gens du Bokal musik qui organisent régulièrement des petits concerts-apéro-merguez (18 – 22 heures) dans une bonne ambiance fêtedelhumaesque et dans une cour d’école . Ce jour-là, 150 personnes étaient présentes malgré un festival gratuit pour les djeunes parrainé par la Mairie au même moment. On est donc content qu’un concert DDD/B Bop regroupe autant de monde dans ces conditions, d’autant que certains sont même venus de l’Orne pour l’occasion (on les salue bien une fois de plus d’ailleurs !). Vu l’arrivée tardive de certains membres d’un des 2 groupes que nous ne citerons pas, en particulier celui qui emmenait tout le matos, la fin d’après-midi a plus donné lieu à des discussions entre gens de bonne compagnie (Eko n’ ko, Trauma, Excités …) qu’aux traditionnelles balances. Finalement, les DDD sont montés sur scène pour nous balancer les vieux tubes et encore plein de nouvelles chansons. Contrairement au petit Saïd qui était excité comme une puce (mais aussi très très mal coiffé) l’ami Blutch était en petite forme et n’a pas réussi à se lâcher comme il l’avait fait la dernière fois qu’on avait joué ensemble. Il faut dire qu’il était 19 heures et que son taux d’alcoolémie l’aurait autorisé à prendre le volant (sauf qu’il n’a pas son permis, mais ça c’est une autre histoire !). Ils nous ont quand même fait un bon concert et le public a apprécié. Pour notre part, on s’est bien amusé. On a attaqué avec un nouveau morceau (Sans retour ni consigne) et le public, bien chauffé par les DDD, a tout de suite répondu présent. C’était parti pour une bonne heure de pogo. On a eu le bon goût de jouer Julien Lepers et ça a été un festival de cul à l’air puisqu’un jeune fan qui n’attendait que ça s’est exhibé le postérieur, devançant d’une courte distance l’ami Zéric qui du coup a décidé, avec une certaine réussite, de déshabiller Gob, Charles et Yann. Seul Bastos, qui réserve son physique de rêve à sa chère et tendre épouse a décliné l’invitation. On a aussi balancé un autre nouveau morceau, et attention, pas des moindres puisque, grande première mondiale pour un groupe à textes comme nous, il s’agit d’un instrumental qui est surtout prétexte à un jeu de scène situé entre Les Chats Sauvages et Status Quo et lors duquel Gob se prend pour un guitare-hero. On s’est fini comme d’hab’ sur du rock n’ roll et Bastos a battu Blutch (« haut la main » aux dires du public) au jeu du chanteur le plus branleur de la soirée. C’est après 2 bonnes heures de glandouillage post-concert qu’on s’est tous retrouvé chez Bastos pour bouffer des pâtes et regardant des vidéos punks offertes par Richard l’Excité et K’role. Et maintenant, vacances!!!

13 mai 2000 Lutèce Borgia, Ethilik System, J’aurai Voulu, Toxic Waste, Brigitte Bop à Fontaine Notre Dame

La journée du samedi se déroule sans encombre : déjeuner campagnard au soleil, autoroute et arrivée avec beaucoup de retard, d’autant plus qu’ils attendaient tous notre batterie pour les balances. On retrouve sur place les sympathiques M26-7, avec qui on avait joué il y a quelques mois et qui organise ce mini-festival, ainsi que Bruno Limolife venu supporter ses poulains (J’aurai voulu et nous), les Trauma Social et les Toxic Waste qu’on avait pas revu depuis notre festival boueux. On papotte, on mange, on se désaltère et Charles roupille. Les 2 premiers groupes sont parisiens, ont des tatouges et le crâne rasé font de la oi pour leur copains car le public du Nord a visiblement préféré aller voir les Cadavres à 100 bornes de là. Viennent ensuite J’aurai Voulu avec un nouveau bassiste. Musicalement, c’est vraiment très bien, avec des airs de Béru et de Banlieue Rouge (sûrement à cause de la boîte à rythme), un groupe à découvrir de toute urgence, même si la prestation scénique était limite. Finalement c’est à nous. Il est autour de 22 H 30 et il y a environ 150 personnes dans la salle, dont quelques jeunes du coin qui ont dû participer au renflouement des caisses de Limolife en achetant notre album car il connaissent parfaitement nos morceaux. Ca fait toujours plaisir. La chaleur des sunlights nous empêchent d’enchaîner tous les morceaux mais pas de sauter dans tous les coins de la grande scène et on s’en donne à coeur joie : chorégraphie stupide, guitares en l’air, roulage par terre de Yann dès le 5ème morceau et de Charles dès le 6ème, Gob se lâche et part dans des présentations de morceaux à rallonge, tout y passe et on a même pas besoin de jouer les démagos (d’habitude, dès qu’il y 3 skins, on balance Pas de Voyou et Rien n’a encore changé et on est les rois de la fête). On a même droit à un rappel, le pied. On laisse quand même la place aux Toxic Waste qui mettront quelques morceaux à récupérer le public et qui y parviendront avec On est tous des acculés d’OTH (une bonne version mais on préfère quand même celle des DDD, terriblement plus rock n’ roll). Le set de Toxic est carré et efficace et se termine sur une chanson en ch’ti : c’est la première fois qu’on voit une farandole dans un concert punk et le résultat est excellent. Une fois de plus une très bonne soirée magnifiquement organisée par les M 26-7 (ne dites pas les M 27-6, ça les froisse!!!) qui se termine au Formule 1 local dans lequel on fait les cons entre nous jusqu’à 5 h du mat’). Le retour se fait sous le soleil et demain on va bosser !!!

12 mai 2000 Brigitte Bop, Dare Dare Devil à Bourges « Bar La Boucherie »

C’est avec notre heure et demi de retard habituelle que nous rejoignons nos amis (et oui) les Dare Dare à Bourges, au moment où ils commençaient juste à s’inquiéter, affalés à la terrasse de la Boucherie, petit bar de twisters berrichons, sous le soleil du Berry. A peine le temps de se saluer et Yann arrive avec le matos qu’on décharge en choeur et qu’on installe dans la cave du bar. Une fois cette tâche ingrate accomplie, on se raconte des blagues, on boit des bières et on mange un coq au vin, la routine quoi. Et puis ça y est, il y a une vingtaine de clients donc il faut y aller. Cette soirée étant inscrite sous le signe du rock n’ roll, Bastos arbore sa tenue de Dick Rivière : noir et léopard, un look à faire rougir le premier Garage Lopez venu. Les morceaux s’enchaînent et la sueur est au rendez-vous. Tout le monde bouge, saute, trépigne comme quand on était jeune, le tout devant un public enjoué bien que peu nombreux et visiblement peu habitué au twist n’ punk. On se termine comme il se doit sur un Summertime Blues wampassien et un B Bop a lula rural (je sais, ça ne veux rien dire mais ça sonne bien !). Place aux Dare Dare Devil qui nous balance avec rage les tubes de leur dernier album pendant que Yann et Charles embêtent Saïd en lui crachant de la bière sur la tronche pendant qu’il joue. En gros, on s’amuse entre nous car les rockers berrichons préfèrent squatter le bar, le plus loin possible de l’ampli de Beûn. La fin du set fût apocalyptique : Gégé debout sur son siège, Beûn jouant au foot avec sa gratte pendant que Blutch exhibait ses poils aux derniers survivants du public. Les Dare Dare nous ont offert un super show et on les en remercie. On est ensuite aller se finir à Marmignole (sorte de taverne ouverte toute la nuit et fréquentée par les derniers soiffards et quelques putes dans laquelle Yann aime à s’endormir sur les coups de 5 H du mat’) à la bière-frites et on écrasé les DDD au bras de fer. Une bonne soirée quoi.

Extrait du site Brigitte Bop

15 avril 2000 No More Jordy, Sid et les Vicieux, Brigitte Bop à Rouen « Chez Emile »

C’est après 3 heures d’un voyage sans encombre mis à part cette saloperie de pluie qui était sans doute là pour nous rappeler qu’on allait bien en Normandie, que nous sommes arrivés à Rouen, ville mythique du rock français qui a enfanté des groupes comme Les Dogs, Gogol 1er et surtout les fabuleux Gonokox. Sans donc un peu ému que nous sommes entré Chez Emile, squatt en lutte contre une expulsion qui semble malheureusement inévitable. Pour en savoir plus sur leurs activités et leur combat, allez faire un tour sur leur site : Emile en lutte. On était d’autant plus ému qu’on est tombé directement sur Zbin (si vous ne voulez pas passer comme un tocard comme nous, prononcez Zb1 et pas Zbine), ex-bassiste de Gonokox et actuel batteur de Sid et les Vicieux. Après quelques minutes de discussion, on décide à l’unanimité de l’ordre de passage des groupes et surtout que seuls les No More Jordy feraient une balance, ce qui nous a évidemment ravi !!! On en a donc profité pour se raconter des histoires de punks avec Sid (un sacré bavard comme on les aime !) et se rendre compte qu’on avait pleins de potes en commun. On a ensuite rejoint les sympathiques autochtones dans la partie habitée du squatt qui nous ont bien accueilli et avec qui on a bien discuté. Là aussi pas mal de connaissances en commun et surtout des têtes souvent rencontrées dans les différents concerts de l’hexagone. Il y avait aussi une équipe de France 3 Normandie venue faire un reportage sur le squatt et ses difficultés, ce qui est plutôt une initiative intéressante. Finalement on a mangé rapidement un couscous végétarien et le No More Jordy sont allés balancer leur punk-ska mélodique à la centaine de punks présents. Un bon set pour un bon groupe qui devrait faire parler de lui. Ce fût ensuite le tour de Sid et ses vicieux. Bon alors déjà, le look : un bassiste normal, un chanteur punk (crête, clous, perfecto … la totale !), un batteur rock n’ roll et sacrément costaud et un gratteux croisé entre OTH et Link Wray. Ensuite la zik : du punk, du punk et encore du punk. Leur album doit sortir depuis deux ans chez Combat Rock et on l’attend toujours, mais quand il va arriver, ça va faire mal. Evidemment, en bon groupe local, ils avaient tout le public avec eux et pour une fois c’était mérité ! Finalement, on y est allé aussi. Au début, on a eu du mal à faire redescendre tous ces soiffards du bar qui était dans une grande salle au-dessus, mais rapidement l’anarchie et le pogo ont joyeusement repris. La sono a été sérieusement chahutée, nos micros ont été souvent squattés (notamment par Nico des Envagisseurs) et on s’est achevé dans une sorte de karaoké géant et humide digne d’un concert en Bretagne!!! Cette joyeuse fête s’est terminé vers 1 H 30 du mat’, on a rangé le matos dans un silence réconfortant (tiens, on a encore des oreille pour écouter le silence !!!) et Yann, David et Gob sont rentrés directement chez eux (comme des tarés qu’ils sont) alors que Charles et Bastos sont allés faire du tourisme local. See You later !

Extrait du site Brigitte Bop

11 Mars 2000 Brigitte Bop, Schizo 99, L’Esprit du Clan, les Assoiffés à Paris

Fiesta Konstroy à Paris (11è)

Départ tardif d’Orléans dans la nouvelle Golf de Charles, zyva la frime ! A l’arrivée sur Paname, on reçoit un coup de fil de Yann et David qui en étaient à leur 3ème tour de la Bastille. On leur indique le chemin et on les rejoint peu de temps après. On est en retard mais comme d’hab’, les sympathiques organisateurs aussi. On retrouve Jean-Paul, notre super sonoman miniature, sur place. On déballe le matos et profite de la balance pour répéter notre nouveau morceau : wack n’woll. Comme son nom l’indique, c’est du rock n’ roll. Visiblement, ça plaît aux quelques vieux rockers présents, c’est bon signe. La suite est calme : en-cas, discussions avec les potes de Trauma retrouvés sur place et matage de clips des d’OTH et de Métal U. On n’a pas trop vu les 2 premiers groupes tendance métal rap core. C’est très bruyant mais ils dégagent une sacrée énergie. Comme la dernière fois, il fait horriblement chaud dans la salle (après la loi sur le bruit, il faudrait une loi sur la température dans les lieux de concert !). Finalement c’est notre tour. Les crêtes s’approche de la scène et la salle est bien pleine (environ 150 à 200 personnes). Et c’est parti : reprise des clash d’entrée pour donner le ton : c’est bien de punk-rock dont il s’agit ! Les morceaux s’enchaînent face à un pogo bien enlevé mais toujours sympathique malgré les clous sur les perfectos. On fait un peu de chanson à la demande et on se termine sur « Pas de voyou dans mon bar » des Trotskids. Il paraîtrait que Doumé était dans la salle et on ne le savait même pas. Tant pis, ce sera pour une autre fois. On aisse la place aux Assoiffés qui tardent à monter sur scène car le micro HF (c’est à dire sans fil) du chanteur ne marche pas. Finalement tout rentre dans l’ordre et ils peuvent enfin envoyer le ska-punk teinté d’alternatif de la belle époque. Sympa et dansant mais la chaleur est la même pour tous. Ca n’empêche pas le public d’apprécier. Pour notre part, on discute le bout de gras avec un des mecs de Bures sur Yvette venu faire de la pub pour le concert des Cadavres alors que le Tout-Paris est visiblement déjà au courant. Le chanteur des Koyotes vient nous confirmer le split du groupe. On est triste alors on boit un coup ensemble et on se donne rendez-vous le 1er avril. Un concert somme toute bien sympathique qui a été enregistré sur DAT. Bon la prochaine fois, c’est avec les Cadavres, ça va chier !

19 février 2000 Brigitte Bop, Booby Hatch, DJ Alien à Vierzon

Exceptionnel ! Pour la 2ème fois consécutive, on arrive sur le lieu du concert à 19 h 00 en même temps que Yann, qui avait jusqu’à présent tendance à imiter Mick Jones (du Clash, bande d’ignares) jusque dans ces retards. Ce coup-ci, c’est David qui s’est fait remarquer en arrivant vers 21 h 00, pour un concert annoncé à 20 h 00, c’est pas mal, surtout après une journée de boulot, vous voyez un peu l’état de la bête ! Bref, en l’attendant, on boit des bières et on écoute Stéphane de l’Eko N’ Ko nous raconter son enfance à Brunoy et ses périples en Autriche (Stéphane parle l’autrichien avec un léger accent Wermarcht, c’est un vrai plaisir). On s’enfile aussi un peu de manger végétarien, et hop direction la scène (David est arrivé entre temps, comme on le disait au début). On peine un peu à démarrer sans balance mais la jeunesse vierzonnaise à envie de bouger, alors on y va. La température doit avoisiner les 50 degrés et le taux de CO2 doit approcher les 200 %, donc on en chie comme des boeufs (dans un concert organisé par des végétariens, c’est un comble). On arrive quand même à speeder et à bien s’amuser, et ça tombe bien, c’est le genre de truc communicatif. On se termine avec Song in english et White Riot en rappel. David plie aussitôt sa batterie en rentre immédiatement se coucher à Bouzy. Est-il resté 2 heures ? A priori non. DJ Alien prend la relève pour une petite 1/2 heure de mix. Pas très rigolo dans l’ensemble. Booby Hatch prend la suite. C’est du ska. Nous, on aime pas trop le ska, sûrement parce que c’est à la mode. Le seul intérêt pour nous de jouer avec un groupe de ska, c’est qu’il y a plein de minettes qui dansent dans le public, même quand on joue, et Gob il aime bien ça les petites minettes, surtout, si elle joue au ping-pong. En tout cas le ska de Booby Hatch ne nous a pas transcendé, même s’il faut reconnaître que c’était bien fait, avec une bonne section cuivre. On est donc rentré dormir chez nous bien gentiment et la RN 20, même dans l’autre sens … c’est chiant. Au fait, la prochaine fois, on joue avec les Assoifés, c’est cool, y’ aura des minettes

28 janvier 2000 Brigitte Bop, les dogs à Orléans ‘Astrolabe »

Pour vous situer un peu le décor, l’Astrolabe, belle salle de musique de jeunes pour les jeunes est ouverte à Orléans depuis mars dernier. Evidemment, depuis cette date, il n’y a plus de concert dans les bars et évidemment, on y avait pas encore joué (pourtant on a déjà fait la 1ère partie de la Ruda Salska, ça prouve bien qu’on est pas des merdes). Bref, cette fois-ci ça y est, grâce à Jostone traffic (tourneur des Nashville Pussy et des New Bomb Turks), on peut enfin venir foutre le bordel dans cette salle. Dès la sortie du boulot, on file à la salle et là miracle, les 3 arrivages de Brigitte Bop débarquent quasiment simultanément devant l’entrée des artistes et à l’heure dite s’il vous plaît ! Le Dieu du Rock n’ roll serait-il avec nous ? La suite des événements nous pousse à penser le contraire. Après une balance-répèt’ efficace et une bonne plâtrée de nouilles (y avait longtemps), on file descendre des binouzes dans les belles loges jusqu’au signal de Jean-Luc Jostone : « Bon les gars, il est 9 heures, faudrait vous bouger l’cul ». Et c’est parti, comme en 40. Reprise de Clash et morceaux persos s’enchaînent sans respirer pendant un quart d’heure, jusqu’à ce que Charles décide de se raccorder et bousille son ampli en se rebranchant. Ni une ni deux, il va piquer l’ampli de Bastos et on reprend en se demandant à chaque morceau si on peut le jouer avec une seule guitare. De toute façon, on a pas le choix et on arrive tant bien que mal à finir le concert entre anarchie et improvisation. Comme dit le proverbe, nul n’est prophète en son pays. Si vous voulez vous faire un idée plus précise de ce concert, vous trouverez tous les morceaux sur ce site en MP3 (rubrique Tout à fond). Pour ce qui est de la suite, certains vieux puristes ont appréciés le set des Dogs mais la plupart du public n’a pas accroché. C’est quand même un groupe mythique et au moins ils ne font pas du ska. Finalement on a profité de l’occasion pour revoir plein de potes qu’on avait pas vu depuis longtemps et on avait pas 3 heures de route pour entrer chez nous. Donc un bon concert.

22 janvier 2000 Brigitte Bop, Garage Lopez, les Envagisseurs, Serial Drinkers à Issou « Salle des Fêtes »

ou 23 janvier selon les Garage Lopez

1er concert de l’an 2000 pour les Lopez et nous, mais surtout dernier concert des Serial Drinkers. Dans le hall de la grande salle des fêtes d’Issou (banlieue campagnarde de Mantes la Jolie) une expo photos, articles de presse et affiches de concert retrace la carrière des Serial et quelques robes de scène de Véro, leur chanteuse, sont suspendues. On retrouve avec plaisir les Lopettes qu’on avait pas vu depuis au moins un mois et les conneries reprennent sur leschapeaux de roues. Le public arrive petit à petit et c’est devant 150 à 200 personnes que les Lopez ouvre le bal. Bonne humeur et rock n’ roll, comme d’hab’. Henri a bossé comme un con toute la journée et Bruno s’est enfilé la foune de Larusso, c’est dire si ils sont en forme ! C’est en suite aux Envagisseurs de nous balancer un set carré mais malheureusement pas très rigolo. Vient alors notre tour. Concert speed mais pas trop qui débute par une nouveauté : Career Opportunities des Clash, histoire de frimer et de donner le ton dès le début. Le reste file sans temps mort, à la Sheriff, avec l’intervention de Nico Serial/Envagisseurs pendant Summertime Blues. On s’achève sur Be bop a lula avec Bruno Lopez à la gratte et les 2 autres aux choeurs. Rock n’ roll !!! Pour finir, les Serial Drinkers enchaînent plusieurs sets avec changements de musiciens des différentes formations. C’est pas facile et ça met un peu de temps à démarrer mais quand c’est parti, le public est à bloc. Ils terminent tous sur la scène pour une bonne grosse teuf. Une bonne soirée qui se termine pour nous comme trop souvent à 5 heures du mat’ sur la RN 20 pour un retour sur Orléans la vieille. Vivementvendredi soir.

13 janvier 1996 Magixmen, Wake Up Call, Brigitte Bop, Backsliders à Orleans

Les Fils de Loury

Les « fils de Loury » avaient organisé le concert mais c’était dans une églises désaffecté près du fg Madeleine à Orléans.