Compilation « Ultime 80 : Spécial rock français »

Double CD (Virgin – 07243 811042 2-4) septembre 2001 Continue reading « Compilation « Ultime 80 : Spécial rock français » »

Compilation « Ultime 80 : Spécial rock français »

CD (Virgin – 07243 811757 2 9) septembre 2001

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26/06/79 – Bleu, blanc, rock !

Bleu, blanc, rock ! – Mardi 26 juin 1979 – Avec : Stinky Toys, Taxi Girl, Coma et Suicide Roméo

Théâtre le Palace au  8 rue du faubourg Montmartre à Paris (75009)

Alexis – 40 frs – Affiche imprimée

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17/03/78 – Fuel, Marie et les Garçons, Stinky Toys et Téléphone (sous réserve)

Vendredi 17 mars 1978

Lyon (69)

[ Source : Rock’n’roll Musique ]

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« Festival de Mont- de-Marsan » et « Accélération punk »

Novembre 1977

Au Vidéostore rue des Grands Augustins à Paris (75).

PUNKS A SAINT-MICHEL

En feuilletant un journal de cinéma, je tombe en arrêt devant un titre « Festival de Mont-de-Marsan. Eh oui ! ce cher festival punk des 5 et 6 août dernier. Il n’aura pas fait couler beaucoup d’encre, mais il aura fait gicler des photons vers la caméra de Jean-François Roux dont le film passe en ce moment au vidéostore avec « Accélération Punk ».

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30/06/77 – Stinky Toys

Jeudi 30 juin 1977

Mariage de Loulou de la Falaise l’île des Lilas au Bois de Boulogne (75016)

Jeudi 30 : le mois se termine « en beauté par la fête pour le mariage de Loulou de la Falaise et de Thadée Klossowski. La tenue de soirée est exigée, d’où la chasse aux smokings pour les garçons et aux robes longues pour les filles. Loulou a une tiare représentant un croissant de lune incrusté de pierres du Rhin et une robe mauve. Il y a Marina Schiano, Paloma Picasso, Bianca Jagger, accompagnée de Joël Le Bon, la princesse Minnie de Beauvau-Craon, Yves Adrien, Tan Giudicelli, Yves Saint-Laurent, Kenzo. Pour arriver sur l’île des Lilas au bois de Boulogne, il faut emprunter un canot à moteur débordant de fleurs. Les Stinky Toys donnent un concert très haut en couleurs. Ils ont bu pas mal de champagne mais ils n’en jouent que mieux. I1 y a Nico qui parle à Ewa Rudling, Philippe Garrel, Edwige en robe longue noire lui découvrant le dos, Fury et Aphrodisia, Isabelle Goldsmith, Karl Lagerfeld, etc. Tout le monde danse jusqu’à 5 heures du matin. On sert du café et les taxis attendent pour regagner Paris. Comme chaque matin, le soleil luit, comme chaque matin, i1 faut se coucher. Quelle agréable soirée !

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »
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12/05/77 – Stinky Toys

Jeudi 12 mai 1977

Théâtre Montparnasse au 31 rue de la Gaîté à Paris (75014)

25 frs

Les Stinky Toys au Théâtre Montparnasse. Leur premier 45 tours vient de sortir chez Polydor : Driver Blues et Boozy Creed. « Moi, je connais plusieurs trucs qui peuvent nous rendre heureux. Donnez-nous beaucoup de bière et laissez-nous jouer très fort… » Au concert, il y a tout le monde : Djemila, Marie-Hélène, François, Philippe, Paquitta, Yves, ainsi que les punks. Le passage sur scène des Toys, c’est mieux que Richard Burton et Elizabeth Taylor réunis. Albin est le bassiste le plus nietzschéen de la new wave. Jacno est Jacno comme Eno est Eno. Bruno, c’est la mission Apollo comme le logo des Toys est une fusée glacée. Hervé joue de la batterie et Elli chante comme d’habitude. Jacno, Graucho, Eno, Logo, Bruno, Dario Moreno, Gloria Lasso, la new wave est un concept très chaud, un concept trasho. Et Elli se contorsionne en buvant de la bière au bar a coté du théâtre. Après le concert, Philippe Morillon nous invite a une party qui n’a pas lieu. A sa place, nous allons au Gibus ou nous buvons encore. Et Patrick me parle du punk. Ce soir et demain, Cherry Vanilla jouera au Gibus. En première partie, Police, le groupe de Stuart Coppeland qui sort cette semaine un 45 tours : Nothing achieving et Fall Out. Je suis assis ta une table entre Patrick et Zecca, le pianiste brazilo-new-yorkais de Cherry Vanilla. Nous fixons une interview pour le lendemain.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »
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Party Punk

Vendredi 18 : après le succès de la soirée de la semaine dernière, Charlotte et Nicolas refont une « party punk » en invitant encore plus de monde. Cette fois-ci, la bière est livrée en camion pour qu’il y en ait à volonté. On a invité Robert Glassman du Vidéostone qui va filmer l’événement : nuit orgiaque, débauche de bière, on ne distingue plus les sexes. Il y à tous les punks : Stinky Toys, Angel Face, Loose Heart, Pain Head, mais aussi beaucoup d’amis. Marie-Hélène porte un short tyrolien en cuir, Toto est habillée en SS, long manteau de cuir et casquette en plastic noire. Paquitta arrache la casquette de la tête d’Elli, celle-ci se précipite sur Paquitta « pour lui la faire bouffer ». Deux corps de fille roulent par terre dans une étreinte dont on ne sait si elle est amoureuse ou pas. Dinah pose avec des déhanchements extravagants, en faisant semblant de ne pas se rendre compte qu’on la filme. La petite Valérie extasiée découvre les joies du jerk tandis que Paquitta digère sa casquette. Philippe Morillon drague les minets et François Wimille discute sur la signification du punk avec Jacno. Il a un costume strict, noir avec cravate ; affalé dans un canapé, il observe ce spectacle fellinien d’un œil glacé. Dominique Tarlé s’entretient avec Capta qui s’enfuit dans la rue en courant pour poursuivre Chivone. Albin se cache dès qu’il voit la caméra. Sabrina, un ex-travesti, est habillé tout en cuir noir : avec ses cheveux courts, on dirait un loulou de banlieue. Zozo de Filippi a apporté des disques de Gene Vincent et de Crazy Cavan qui passent presque aussi souvent que les Pistols sur le Teppaz. Il y a aussi tous les mecs de Gare du Nord, le nouveau journal punk, cent autres personne qui dansent, se bousculent, s’aspergent de bière et s’amusent dans l’euphorie la plus totale. I1 y a aussi toutes les filles de L.U.V., un nouveau groupe punk entièrement féminin qui passera sur scène quand elles auront appris à jouer; elles ont une image très forte, avec Aphrodisia Flamingo au chant, une brune pétillante, Fury à la guitare, qui a décoloré ses cheveux en blond clair, Liliane à la basse, toute petite derrière sa grosse guitare, et Edwige à la batterie, blonde coiffée en brosse, à la stature de vestale. Elles adorent les New York Dolls : « When I say I’m in love, you better believe I’m in love… L.U.V. » et les Shangri-las, dont elles veulent reprendre Sophisticated boum boum. Une soirée bière, sexe et violence qui donnera sûrement de très belles images quand le film sera monté.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

06/11/76 – Festival Bas-Rock

Festival Bas-Rock – Samedi 6 Novembre 1976 – Avec : Etron Fou le Loup Blanc, Kevin Coyne, Steve Hillage, Benoît Blue Boy, Urban Sax, Stinky Toys et Angel Face

Porte de Pantin à Paris (75)

Concert Bas-Rock organisé par Jacques Pasquier et Thierry Haupais. Au départ, il ne devait y avoir que de la musique planante avec en top bill Steve Hillage. Mais finalement, les organisateurs me font confiance.
Dans l’après-midi, il y aura deux groupes punk. Quelle va être la réaction d’un public de baba cool devant les sales vibrations importées de N.Y. et des bas-fonds de Londres ? Je dois annoncer les groupes. C’est la première fois de ma vie que je monte sur une scène : impression agréable. Les Stinky Toys ouvrent le feu : ils vont très bien jouer, contrairement a leur concert de Londres où ils étaient crevés. Jacno, rythmic guitar et fondateur du groupe (19 ans), joue a genoux tandis qu’Elli Medeiros (20 ans), la chanteuse, fait le grand écart. Albin, le bassiste, n’a que 17 ans, le lead-guitar Bruno a 20 ans et Hervé, le batteur, 18. C’est dire qu’ils sont jeunes. L’arrogance qui jaillit lors d’un de leurs passages sur scène n’est pas sans rappeler le tout début des Stones. Leur musique n’est pas basée sur une technique acquise par des années de travail mais sur le flash, essence même du rock, un éclair qui frappe vite et fort, qui fait mal. Lorsqu’ils sont passés au Club 100 a Londres, ils se sont fait remarquer et, la semaine suivante, Elli était sur la couverture du Melody Maker, le journal de rock le plus connu en Angleterre. Outre-Manche, on consacre un groupe que les Français ont ignoré. Bien sûr, ils sont « Too much too soon » comme les Dolls, bien sûr, leur arrogance ennuie et jette un certain malaise, mais c’est justement ce qui fait leur charme. Ensuite, Angel Face, dont la démarche est totalement différente. On est a la limite du rock, le groupe cultive le paradoxe : Henri Flesh navigue entre la force animale pure et les subtilités de l’androïde. Paradoxes des compositions qui évoluent entre les riffs speedés et les vagues sonores vicieuses. Paradoxe de la ville béton et de ses banlieues noircies par les cheminées d’usine. La mutation et la mort sous les sons ultraviolents de la jungle urbaine attend Angel Face, qui n’oublie pas aussi qu’i1 est des parcours violents pour des cœurs tendres et que le Brown Sugar dissout les sons au point de les rendre limpides comme les pulsations d’un cœur mort. Après le concert, plutôt que de rester voir les autres groupes qui ne nous intéressent absolument pas, tout le monde préfère se retrouver chez moi. On va acheter des bières et écouter des nouveaux disques. Il y a Daniel Vermeille qui est en ce moment a Paris, Capta, Zozo, les Toys, Angel Face et comme d’habitude des tas de gens que je ne connais pas.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »
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20/09/76 – Subway Sect, Siouxsie and the Banshees, Clash et les Sex Pistols

Lundi 20 septembre 1976

100 Club au 100 Oxford Street à Londres (Angleterre)

Malcolm Mc Laren

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18/07/76 – ANNULE : Angel Face, Stinky Toys et European Son

Dimanche 18 juillet 1976

Théâtre des blancs manteaux au 15 rue des blancs manteaux à Paris (75004)

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04/07/76 – Stinky Toys et Angel Face

Dimanche 4 juillet 1976 (les autres dates furent annulées)

Théâtre des blancs manteaux au 15 rue des blancs manteaux à Paris (75004)

Premier concert des Stinky Toys.

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Elodie Lauten

1975 : Alain Pacadis, Jacno et Elodie Lauten.

USA/Paris (75) // Septembre 1974 – Septembre 1976 // Punk-rock.

  • Avril 1975 : Elodie Lauten (synthétiseur et chant), Raphaël (guitare), Jacno (batterie).
  • 1975 : Elodie Lauten (piano et chant), Jacno (guitare), Hermann Schwarz (guitare), Pat Luger (guitare), Hervé Zénouda (batterie).
  • 1976 : Elodie Lauten (synthétiseur et chant).

Au mois de septembre 1974, Elodie Lauten revient de New York. Elle a la tête pleine a craquer d’images colorées : les New York Dolls au MAX’S KANSAS, une certaine imitation de la décadence, une sorte d’insouciance.
A New York, elle a vécu son expérience musicale, avec un groupe the Flaming Youth composé exclusivement de filles de la tendance Hard Rock. De retour a Paris, elle espère pouvoir recommencer quelque chose de fort, de très fort, mais le terrain ne s’y prête pas, ce sont les galères qui commencent, tortueuses et sordides. Elle a Iggy Pop dans les veines.
En octobre, elle assure avec Higelin la première partie de Sparks a l’Olympia. Une prestation sans suite. En janvier 1975, elle donne un concert intimiste chez- un collectionneur d’art, elle est seule aux claviers et au synthé.
Suicide au fond de son cerveau. Par la suite elle se produit pour des concerts privés dans des partys de l’underground parisien. Elle véhicule avec elle le mythe du rock and roll, mais jamais n’arrive a le concrétiser. En mars, elle rencontre Jacno, qui jouera avec elle de la batterie, il s’ensuit deux prestations intéressantes : la Cour des Miracles, Liliane Vittori filme le concert pour l’inclure dans un reportage, des tableaux poétiques autour du personnage d’Elodie. Ensuite, Elodie Lauten donne un concert au théâtre Jean Vilar de Suresnes, partageant l’affiche avec d’autres groupes, Jacno joue alors de la guitare. Entre ces deux concerts, un bon nombre de musiciens auront traîne avec elle, entre autres Hermann Schwartz, Hervé Zenouda, futures figures de proue de la scène Rock parisienne.
Élodie, elle, compose la musique de la première pièce de David Rochline : A toutes les gloires de France. Quelques morceaux classiques et un rock and roll pur, de tradition « Stoogienne » : « I wanna to have fun before I die » pour la fin du spectacle. Un théâtre étrange qui s’achève sur des accents de sado-masochisme. David Rochline, sur scène, dans des vêtements en lambeaux, « I wanna to have fun before I die… before I die I wanna to (I want to have fun before I die – Elodie Lauten) »
fouette a mort, exorcisme de la douleur. Une démarche étroitement en rapport avec l’esthétique de Sex, la boutique de Malcolm Mac Laren.
Durant l’été 1975, Élodie répète avec Boris Gladstone, un fabuleux violoniste new yorkais échoué a Paris, les galères continuent. Des répétitions, avec Boris, Jacno, Hermann et Hervé, qui n’aboutiront, une fois de plus, jamais. Élodie a la cervelle qui éclate, sa parano prend trop d’importance par rapport a son talent. Élodie se fatigue, incapable de créer quelque chose de durable. Encore une année a ne rien faire, des groupes splittent, d’autres voient le jour, on prend les mêmes et on recommence : Stryke up… Seul Asphalt Jungle se maintient autour de Patrick Eudeline qui s’est enfin décide a prendre un micro entre ses mains ; tous les jours les musiciens changent. En juin 1976, Élodie donne son dernier concert parisien a la fête d’Huguette Spengler chez Ursula Vian, encore une party.
Yves Adrien fait une apparition surprise, Flash back sur la ville, Elodie reprend « Hand of fate » des Stones, sur un synthétiseur pourri. Ce vin égaille nos yeux. Pacadis déambule, un bloc-notes a la main. Elodie repartira en septembre pour New York, unique refuge, incapable de concevoir un groupe et de le mener selon son ambition.

Stéphane Pietri et Alexis Quinlin « Punk »