03/11/77 – Starshooter

Jeudi 3 novembre 1977

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STARSHOOTER Télex… STARSHOOTER Télex… Montpellier le 3/11/1977 – Autoroute A7 16h15 / 140 km/h éclatement pneu arrière gauche. tête à queue + deux tonneaux, (20 mètres de glissières défoncées, 504 Peugeot morte. manager hospitalisé d’urgence, Phil hospitalité, blessure à la tête. Mickey et Jello = une épaule + commotions diverses. Kent indemne… STARSHOOTER a quand même joué à 1 plombe du Mat’, public hystérique, Kent, dégâts = micro, 1 guitare + 1 cheville foulée… STARSHOOTER Télex… STARSHOOTER Télex…

Rock en Stock n°8

« Festival de Mont- de-Marsan » et « Accélération punk »

Novembre 1977

Au Vidéostore rue des Grands Augustins à Paris (75).

PUNKS A SAINT-MICHEL

En feuilletant un journal de cinéma, je tombe en arrêt devant un titre « Festival de Mont-de-Marsan. Eh oui ! ce cher festival punk des 5 et 6 août dernier. Il n’aura pas fait couler beaucoup d’encre, mais il aura fait gicler des photons vers la caméra de Jean-François Roux dont le film passe en ce moment au vidéostore avec « Accélération Punk ».

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24/10/77 – K’Rock Mort et Electric Callas

Lundi 24 octobre 1977

La Cigalle à Lyon (69)

Scorpio – Gratuit

Electric Callas On ne peut vraiment plus décemment ignorer le rock lyonnais : Ganafoul et Factory viennent de sortir des albums remarquables…
Starshooter (pour virer sur le punk) fait beaucoup de bruit avec son simple dont la publicité n’a pas pu vous échapper ! Les punks de Mont-de-Marsan semblent avoir découvert avec intérêt Marie et ses Garçons… Par contre, la pluie à la fin du festival les a privés de voir Electric Callas. Callas a pourtant été le premier groupe lyonnais « pure punk » et on avait pu les voir dans leur formation originelle pour la première partie des Flamin’ Groovies en novembre 76… Un an déjà ! Deux concerts punks se disputaient l’affiche lyonnaise ce lundi 24 octobre. L’annulation de celui des américains d’Electric Chairs (dommage !) fut sans doute très à l’avantage d’Electric Callas. La Cigale, petite salle plutôt spécialisée dans l’opérette bon marché, n’en était pourtant pas à sa première expérience punk (il y avait eu les Ramones et Damned au printemps), mais jamais l’invasion n’avait été telle… de par la quantité comme de part la « qualité »: de plus en plus de boucles d’oreille, de badges, et tout ce qu’il faut pour faire de vrais punks… Il faut dire aussi que, dans un but promotionnel, le concert était gratuit ! Fait rare à Lyon. « Tant qu’a faire de perdre de l’argent… » étant l’explication donnée par la nouvelle association « Scorpio ». Bref… K’Rock Mort d’abord. Ils ont fait de drôles de progrès… Heureusement. Tout de même, ça reste encore bien amateur ! Même la défonce du guitariste ne passe pas… J’apprendrai par la suite qu’il était vraiment beurré et qu’on lui reproche d’avoir bousillé pas mal de matériel neuf. Comme quoi la vraie défonce, ça eut payé… Passons sur la projection d’un film encore plus amateur et suffisamment minable pour ne pas être discutable (images du nazisme acclamées par pure dérision…). Electric Callas s’empare donc d’une atmosphère très chaude. sinon lourde, bien qu’on ait vidé quelques extincteurs pour se rafraichir… Les musiciens ont changé, et les nouveaux venus, surtout le guitariste et le bassiste « font » vraiment très punks et très pro à la fois (tiens, ça ne doit pas être si contradictoire !). Ce sont respectivement Johnny Fame, recruté en Suisse, et Frankie Fender (Il qu’on soupçonne d’être un disciple de Captain Sensible. Avec Jim Money aux drums, la machine grince comme il faut… Reste Jangil Callas, le vocaliste vous l’aviez compris, un cas. Très myope. Pale. Plutôt maigre. Émule d’Iggy Pop dont il a depuis longtemps assimilé toute la folie. N’hésitant jamais a aller « au bout de son rôle », même s’il faut au passage distribuer quelques coups de pied dans les premiers rangs d’un public qui ne le suit pas toujours ! Ceci dit. Jangil n’hésite pas en revanche a prendre des risques, même a son échelle de « fausse-star », par exemple après en se laissant carrément tomber dans cette même foule ! « This song is dedicated to Andreas Baader »… Pour une fois, il a fait l’effort de sortir autre chose que des « fuck off » ou autres délicatesses entre deux morceaux. Après maintes péripéties scéniques, « I wanna be your dog », qui avait servi d’intro est rejoué en dessert. C’est un peu l‘hymne de Callas : la boucle métallique est refermée. Le public ne sait pas bien s’il est en train d’acclamer ou de conspuer. Difficile a dire. Échec dérisoire ou triomphe précurseur d’une gloire enfin reconnue ?? On reste sur un gout étrange… Né surtout de l’ambiguïté dans l’attitude de Jangil : difficile d’adhérer a sa « folie » pour des mecs qui n’ont connu les Stooges que d’assez loin et qui restent assez étrangers a son trip nihiliste, même s’ils s’affichent comme punks purs et durs. De toute façon, french punks, vous allez pouvoir vous faire une idée par vous-même et en dehors de toute cette mauvaise littérature : Electric Callas doit en effet partir en tournée avec Volcania, gang de punks parisiens. Les « stars » vont gouter a la route et on leur souhaite bien du courage !

SERGE DUMONTEIL Rock en Stock n°8

21/10/77 – Stinky Toys et Téléphone

Jeudi 21 octobre 1977

Eaubonne (95)

…Les Toys ont joué a Eaubonne ; avant de commencer le concert, ils ont fait une minute de bruits pour Baader, amplis a fond et larsen, témoignage rock’n rollien à la mémoire du héros disparu, beaucoup plus fort que toutes les minutes de silence des vieux gauchistes fatigués… eh oui, le punk est politisé ! L’album des Toys sortira bientôt chez Polydor.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

13/10/77 – Métal Urbain

Jeudi 13 octobre 1977

Le Gibus, 18 rue du Faubourg-du-Temple à Paris (75)

Catherine Tardew de Match me téléphone. Elle veut des renseignements pour faire un article sur les punks. Comme je me suis disputé avec Yves aujourd’hui, j’ai l’intention de passer tout de même une bonne soirée. On se retrouve à la Coupole. I1 y a Fury qui parle de son magasin, « Survival », et un photographe. Après la Coupole, on passe chez moi pour écouter la maquette de l’album des Stinky Toys. Puis au Gibus pour voir Métal Urbain. Catherine Tardew prend des notes. On va ensuite à une party costumée où il y a beaucoup d’Américains. Les costumes sont extraordinairement réussis : un diable tout vert, une bonne sœur, un punk. C’est l’heure de la Main Bleue, où on rencontre Joël qui nous branche sur une party a Neuilly. Retaxi. Il y a beaucoup de punks : Titus, Blaise et des tas d’autres gens. Il est huit heures du matin. Les gens de Match décident de partir, ils ont assez de renseignements. Joël me raccompagne en moto.

Alain Pacadis « Un jeune homme chic »

Kriss Vilà « Sang futur »

SANG FUTUR – KRISS VILA Le 1er et dernier roman punk français. Paru en 1977, il va revivre en 1984 car son actualité est toujours certaine. Réalisé avec l’aide des squatters de Gergovie, du groupe GUILY RAZORS et de divers punks parisiens, il allie graphismes et textes parfaitement dans une ambiance polar américain. C’est le livre de l’idéologie punk 77 « no future » type. C’est comique, mais voilà un ouvrage de référence, faut le dire !

New Wave n°24
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