26 mai 2001 Brigitte Bop, Scrab dealer à Sainte Croix Volvestre « Art’ cade »

Le lendemain, c’est après un pique-nique dans le salon avec (encore) les dAHU qu’on a décollé vers la suite de notre périple. Direction l’Arriège et sa population de « belges qui n’ont pas trouvé l’Espagne » (dixit les toulousains). Après une heure de route, on arrive à destination : le paysage est magnifique, il y a des petites babas qui font du stop avec des gros sacs à dos, il fait très beau, il y a des vaches, des moutons, de l’herbe et les téléphones portables ne captent plus ! Cette fois-ci, ça y est, on est au bout du monde. Et là qu’est-ce qu’on y trouve ? Une magnifique salle « musiques actuelles ». Comme notre Astrolabe, sauf que c’est une ancienne grange et pas une patinoire néo-cubiste. Les gens sont tous sympathiques et nous annoncent qu’on a 1 heure 30 pour faire la balance, qu’il y a du café, des bières et un plan d’eau pour flemmarder ensuite. C’est louche toute cette gentillesse, ils vont sûrement nous annoncer qu’ils vont diviser le cachet par 4 ou que finalement, on n’a que 14 minutes pour jouer ce soir. En fait non, ils sont vraiment sympas et on discute, on glandouille, on bouffe, on se balade, on boit le Pastaga tout bleu à l’Antoine et une fois de plus, on attend le public. Vu qu’une fois de plus, il peine à arriver, on y va quand même. Belle scène, grosse sono, bons retours, l’accueil est mitigé mais on profite du lieu et on s’amuse bien. Finalement ça se remplit et ça twiste à droite et à gauche jusqu’à ce qu’une bande de djeunes vienne investir la place à pogo. Des chorégraphies à vous couper le souffle et deux-trois conneries pour faire rire les derniers récalcitrants et on a même droit à 2 rappels qu’on exécute avec un plaisir non dissimulé. Ca fait une bonne heure de concert sous les sunlights et même Gob a encore la pêche. Y a pas à dire, le grand air, ça fait du bien ! On cède la place aux Scrab Dealer qui joue un rock hispanique pour faire danser les adolescentes. Ils sont adorables, ils jouent très bien, mais ça reste de la variétoche. Ca me rappelle mes vacances au Portugal. On en profite pour taper la discute dehors et tester les diverses productions locales de l’autochtone, offertes avec toujours autant de gentillesse. On finit par aller se coucher dans un gîte 3 étoiles à 5 bornes de là, non sans avoir salué et remercié comme il se doit toute l’équipe de l’Art’ cade, dont le boss nous remercie de lui avoir rappeler « que le rock n’ roll n’était pas mort ». Grosse fierté. Après 5 petites heures de sommeil, on prend le petit déj’ avec les Pyrénées comme panorama, on se refout dans les véhicules et on rentre chez nous en se disant : « Tiens, y a longtemps qu’on a pas jouer en Bretagne ! »

Extrait du site Brigitte Bop